{"id":14110,"date":"2026-05-17T20:44:29","date_gmt":"2026-05-17T20:44:29","guid":{"rendered":"https:\/\/congokin.blog\/?p=14110"},"modified":"2026-05-17T20:44:29","modified_gmt":"2026-05-17T20:44:29","slug":"quand-la-parole-du-president-tshisekedi-revele-les-faiblesses-dun-pouvoir-a-bout-de-souffle","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/congokin.blog\/?p=14110","title":{"rendered":"Quand la parole du pr\u00e9sident Tshisekedi r\u00e9v\u00e8le les faiblesses d\u2019un pouvoir \u00e0 bout de souffle"},"content":{"rendered":"\n<h1 class=\"wp-block-heading\"><a href=\"https:\/\/afrique.lalibre.be\/80022\/conference-de-presse-a-kinshasa-quand-la-parole-du-president-tshisekedi-revele-les-faiblesses-dun-pouvoir-a-bout-de-souffle\/\">Conf\u00e9rence de presse \u00e0 Kinshasa : quand la parole du pr\u00e9sident Tshisekedi r\u00e9v\u00e8le les faiblesses d\u2019un pouvoir \u00e0 bout de souffle<\/a><\/h1>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><a href=\"https:\/\/afrique.lalibre.be\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/66ff0462718d2-Felix-Tshisekedi-.jpg\"><\/a><\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Opinion par Jo\u00eal Kandolo, membre de la soci\u00e9t\u00e9 civile<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Lors de sa derni\u00e8re conf\u00e9rence de presse \u00e0 Kinshasa, le pr\u00e9sident Tshisekedi a pass\u00e9 en revue plusieurs sujets de la vie politique congolaise. Il n\u2019a pas vraiment surpris grand monde, mais a \u00e9tonn\u00e9 par le maintien d\u2019un discours similaire dans lequel ses d\u00e9clarations apparaissent incongrues, pour ne pas dire incoh\u00e9rentes. Force est de constater qu\u2019apr\u00e8s huit ans au pouvoir, le pr\u00e9sident de la R\u00e9publique ne prend toujours pas la mesure du poids de ses mots \u2014 ou alors il le fait en toute connaissance de cause, dans un m\u00e9pris et une desinvolture assum\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>R\u00e9pondant avec une l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 d\u00e9concertante sur la question du non-paiement des fonctionnaires, le pr\u00e9sident n\u2019a pas h\u00e9sit\u00e9 \u00e0 clouer au pilori les ministres des Finances et du Budget, feignant cyniquement d\u2019\u00eatre lui-m\u00eame victime de ces retards. L\u2019audience, acquise et aux ordres, ne pouvait que trouver cela amusant.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais derri\u00e8re les rires, la r\u00e9alit\u00e9 est tout autre. Des milliers d\u2019agents de l\u2019\u00c9tat survivent, mois apr\u00e8s mois, dans l\u2019attente d\u2019un salaire qui ne vient pas ou qui arrive au compte-gouttes. Des enseignants qui peinent \u00e0 nourrir leur famille. Des infirmiers qui traversent Kinshasa \u00e0 pied faute de moyens de transport. Des fonctionnaires qui, pour survivre, sont contraints de monnayer le moindre service public alimentant ainsi, par n\u00e9cessit\u00e9, la corruption que le m\u00eame pouvoir dit combattre.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e9signer des boucs \u00e9missaires depuis le sommet de l\u2019\u00c9tat est commode. Cela donne l\u2019illusion d\u2019un chef vigilant et solidaire. Mais apr\u00e8s huit ans au pouvoir, cette posture ne trompe plus personne: un pr\u00e9sident qui ne contr\u00f4le pas la cha\u00eene de paiement de ses propres agents ne peut pas s\u00e9rieusement pr\u00e9tendre gouverner. La responsabilit\u00e9 remonte toujours. Et elle s\u2019arr\u00eate au sommet.<\/p>\n\n\n\n<p>Trois sujets, parmi d\u2019autres, cristallisent \u00e0 eux seuls l\u2019inqui\u00e9tante d\u00e9sinvolture avec laquelle le pays est conduit.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le troisi\u00e8me mandat<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le pr\u00e9sident a d\u00e9clar\u00e9: \u00ab Si le peuple veut que j\u2019aie un troisi\u00e8me mandat, j\u2019accepterai. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Cette d\u00e9claration est en conflit direct avec l\u2019article 70 de la Constitution, qui dispose que le Pr\u00e9sident de la R\u00e9publique est \u00e9lu pour un mandat de cinq ans, renouvelable une seule fois. Il ne s\u2019agit pas d\u2019une disposition interpr\u00e9table ou sujette \u00e0 d\u00e9bat : c\u2019est une limite claire, pos\u00e9e par le constituant, qui engage l\u2019ensemble de l\u2019\u00e9difice r\u00e9publicain.<\/p>\n\n\n\n<p>Plus grave encore, l\u2019article 220 de la m\u00eame Constitution classe cette disposition parmi les mati\u00e8res intangibles, c\u2019est-\u00e0-dire insusceptibles de r\u00e9vision, quelle que soit la majorit\u00e9 politique du moment. En d\u2019autres termes, m\u00eame une volont\u00e9 populaire exprim\u00e9e ne saurait constitutionnellement fonder un troisi\u00e8me mandat. Invoquer \u00ab le peuple \u00bb pour justifier une telle perspective n\u2019est donc pas une marque de d\u00e9mocratie : c\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment le type de rh\u00e9torique que les constituants ont voulu neutraliser en \u00e9rigeant ces garde-fous.<\/p>\n\n\n\n<p>Que le chef de l\u2019\u00c9tat s\u2019exprime ainsi avec l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 ou avec calcul sur un sujet aussi fondamental interroge profond\u00e9ment. Soit il m\u00e9conna\u00eet la norme supr\u00eame qu\u2019il a jur\u00e9 de respecter et de faire respecter, soit il en mesure parfaitement les contours et choisit d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment de la fragiliser dans l\u2019esprit de l\u2019opinion. Dans un cas comme dans l\u2019autre, la gravit\u00e9 est r\u00e9elle. Et le silence de ceux qui l\u2019entourent face \u00e0 une telle d\u00e9claration l\u2019est tout autant.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>L\u2019arm\u00e9e et la guerre : une gestion en trompe-l\u2019\u0153il<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le pr\u00e9sident est revenu sur sa d\u00e9claration selon laquelle, \u00e0 la moindre escarmouche, il attaquerait le Rwanda. Il a affirm\u00e9, sans sourciller, avoir \u00e9t\u00e9 mal inform\u00e9 sur l\u2019\u00e9tat r\u00e9el de son arm\u00e9e lui qui, \u00e0 son arriv\u00e9e au pouvoir, avait pourtant solennellement d\u00e9clar\u00e9 avoir trouv\u00e9 une arm\u00e9e forte et structur\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce revirement est r\u00e9v\u00e9lateur \u00e0 plus d\u2019un titre. Si le chef de l\u2019\u00c9tat cens\u00e9 \u00eatre la personne la mieux inform\u00e9e du pays, disposant de tous les leviers de v\u00e9rification et de contre-v\u00e9rification, notamment sur un sujet aussi sensible que l\u2019outil militaire peut admettre avec pareille d\u00e9sinvolture avoir \u00e9t\u00e9 tromp\u00e9 sur la colonne vert\u00e9brale m\u00eame de l\u2019\u00c9tat, que devons-nous penser de sa ma\u00eetrise des autres dossiers qui engagent la vie quotidienne des Congolais ? La r\u00e9ponse se lit, h\u00e9las, dans la situation actuelle du pays.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 cela s\u2019ajoute cette d\u00e9claration : \u00ab Si on ne peut pas terminer cette guerre, on ne pourra pas organiser les \u00e9lections en 2028. \u00bb Une formule qui, prise isol\u00e9ment, pourrait sembler lucide. Mais apr\u00e8s huit ans de pouvoir, la question qui s\u2019impose n\u2019est plus de savoir si la guerre compromet les \u00e9lections \u2014 c\u2019est une \u00e9vidence \u2014 mais bien : quelle est la strat\u00e9gie concr\u00e8te, cr\u00e9dible et assum\u00e9e, la volont\u00e9 politique pour y mettre fin ? C\u2019est m\u00eame \u00e0 se demander si finalement cette guerre ne fait pas ses affaires? Sur ce point, le silence reste assourdissant. Citer l\u2019Ukraine en exemple ne constitue pas une vision. C\u2019est, au mieux, une esquive habill\u00e9e en r\u00e9flexion g\u00e9opolitique et un raccourci dangereux et irresponsible.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les sanctions am\u00e9ricaines contre Kabila<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Sur ce sujet, le pr\u00e9sident a visiblement choisi l\u2019esquive survolant la question avec une bri\u00e8vet\u00e9 suspecte alors que dans les coulisses c\u2019est la f\u00eate totale et en plus de cela son parti politique venait d\u2019organiser une marche de soutien aux sanctions prises contre celui qui l\u2019a pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 au pouvoir.<\/p>\n\n\n\n<p>Il convient d\u2019abord de r\u00e9tablir un fait que le pouvoir et ses proches s\u2019emploient \u00e0 d\u00e9former : nulle part dans les sanctions am\u00e9ricaines contre Joseph Kabila il n\u2019est question de corruption ou d\u2019enrichissement illicite. Ces sanctions reposent exclusivement sur ses liens pr\u00e9sum\u00e9s avec le mouvement rebelle M23. Toute autre lecture rel\u00e8ve de la manipulation ou de l\u2019instrumentalisation politique.<\/p>\n\n\n\n<p>Cela dit, la disgr\u00e2ce de Kabila ne devrait pas \u00eatre une source de satisfaction st\u00e9rile. Elle devrait \u00eatre un miroir. Car les logiques qui ont conduit \u00e0 cette situation ne sont pas le fruit d\u2019une aberration personnelle : ce sont des logiques structurelles de pouvoir, que l\u2019on retrouve \u00e0 des degr\u00e9s variables dans la quasi-totalit\u00e9 des \u00c9tats en situation de fragilit\u00e9 institutionnelle. Ceux qui aujourd\u2019hui commentent ou instrumentalisent cette disgr\u00e2ce feraient bien de se poser une question simple : les pratiques que je tol\u00e8re, que j\u2019encourage, que je reproduis dans l\u2019exercice de mes propres responsabilit\u00e9s seraient-elles d\u00e9fendables si elles \u00e9taient soumises au m\u00eame examen ? La r\u00e9ponse honn\u00eate \u00e0 cette question est souvent inconfortable. Et c\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment pour cela qu\u2019elle est n\u00e9cessaire.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces trois sujets, pris ensemble, dressent un portrait inqui\u00e9tant : celui d\u2019un pouvoir qui parle beaucoup, assume peu, et gouverne de moins en moins ou pas du tout.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Conclusion : l\u2019heure des actes<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Il y a toujours une vie apr\u00e8s le pouvoir. Et cette vie ne se n\u00e9gocie pas dans l\u2019urgence du moment venu : elle est le produit direct de la mani\u00e8re dont le pouvoir a \u00e9t\u00e9 exerc\u00e9. Les d\u00e9cisions prises aujourd\u2019hui, les r\u00e9formes engag\u00e9es ou esquiv\u00e9es, les silences observ\u00e9s face aux d\u00e9rives \u2014 tout cela constitue un h\u00e9ritage. Un h\u00e9ritage que ses auteurs ne choisiront pas de laisser: il leur sera imput\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>La RDC traverse une p\u00e9riode charni\u00e8re. Elle n\u2019a pas besoin de d\u00e9clarations voluptueuses sur des troisi\u00e8mes mandats hypoth\u00e9tiques, ni de pirouettes rh\u00e9toriques sur des guerres sans strat\u00e9gie. Elle a besoin d\u2019un pr\u00e9sident qui gouverne pleinement, courageusement, dans le respect strict de la Constitution qu\u2019il a jur\u00e9 de respecter. Elle a besoin de r\u00e9formes institutionnelles profondes, d\u2019une justice capable de fonctionner sans \u00e9gard aux \u00e9quilibres politiques du moment, et d\u2019une culture de redevabilite et de responsabilit\u00e9 publique qui ne se limite pas aux discours de c\u00e9r\u00e9monie.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais la responsabilit\u00e9 ne saurait \u00eatre uniquement celle du pouvoir. Il faut nommer avec la m\u00eame franchise un autre silence, tout aussi coupable : celui de l\u2019opposition. En ces temps difficiles, alors qu\u2019un pouvoir ivre de lui-m\u00eame repousse les limites de ce qui est constitutionnellement et moralement acceptable, l\u2019opposition congolaise demeure tragiquement fragment\u00e9e, prisonni\u00e8re de ses ego, de ses calculs personnels et de ses querelles internes. Ce silence irresponsable, cette incapacit\u00e9 \u00e0 s\u2019unir et \u00e0 parler d\u2019une seule voix face aux d\u00e9rives du r\u00e9gime, constitue une faute politique grave une faute envers le peuple congolais qui, lui, subit au quotidien les cons\u00e9quences d\u2019un pouvoir sans boussole.<\/p>\n\n\n\n<p>Une opposition digne de ce nom ne se d\u00e9finit pas par sa seule existence. Elle se d\u00e9finit par sa capacit\u00e9 \u00e0 incarner une alternative cr\u00e9dible, \u00e0 porter un projet coh\u00e9rent, \u00e0 exercer une pression organis\u00e9e et articul\u00e9e sur le pouvoir en place. Se taire, se diviser ou se neutraliser mutuellement en p\u00e9riode de crise, c\u2019est offrir au pouvoir le luxe de l\u2019impunit\u00e9. C\u2019est abandonner le terrain \u00e0 ceux qui n\u2019h\u00e9sitent pas, eux, \u00e0 en abuser.<\/p>\n\n\n\n<p>Gouverner, c\u2019est choisir. S\u2019opposer, c\u2019est aussi choisir. Et dans les deux cas, c\u2019est assumer. Aucun pouvoir n\u2019est assez fort pour \u00e9chapper durablement aux cons\u00e9quences de ses propres pratiques mais aucune opposition ne peut pr\u00e9tendre servir son peuple dans la dispersion et le silence complice. L\u2019histoire de la RDC en t\u00e9moigne avec une r\u00e9gularit\u00e9 que seuls les aveugles volontaires peuvent ignorer.<\/p>\n<div style=\"text-align:center\" class=\"wps-pgfw-pdf-generate-icon__wrapper-frontend\">\n\t\t<a href=\"https:\/\/congokin.blog?action=genpdf&amp;id=14110\" class=\"pgfw-single-pdf-download-button\" ><img src=\"https:\/\/congokin.blog\/wp-content\/plugins\/pdf-generator-for-wp\/admin\/src\/images\/PDF_Tray.svg\" title=\"G\u00e9n\u00e9rer un PDF\" style=\"width:auto; height:45px;\"><\/a>\n\t\t<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Conf\u00e9rence de presse \u00e0 Kinshasa : quand la parole du pr\u00e9sident Tshisekedi r\u00e9v\u00e8le les faiblesses d\u2019un pouvoir \u00e0 bout de souffle Opinion par Jo\u00eal Kandolo, membre de la soci\u00e9t\u00e9 civile Lors de sa derni\u00e8re conf\u00e9rence de presse \u00e0 Kinshasa, le pr\u00e9sident Tshisekedi a pass\u00e9 en revue plusieurs sujets de la vie politique congolaise. Il n\u2019a [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":9,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-14110","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-uncategorized"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/congokin.blog\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/14110","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/congokin.blog\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/congokin.blog\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/congokin.blog\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/9"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/congokin.blog\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=14110"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/congokin.blog\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/14110\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":14111,"href":"https:\/\/congokin.blog\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/14110\/revisions\/14111"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/congokin.blog\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=14110"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/congokin.blog\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=14110"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/congokin.blog\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=14110"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}