{"id":2333,"date":"2018-08-18T09:36:50","date_gmt":"2018-08-18T09:36:50","guid":{"rendered":"https:\/\/congokin.media\/?p=2333"},"modified":"2018-08-18T09:36:50","modified_gmt":"2018-08-18T09:36:50","slug":"les-peuples-des-congos-a-lhonneur-au-festival-de-douarnenez","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/congokin.blog\/?p=2333","title":{"rendered":"Les peuples des Congos \u00e0 l&rsquo;honneur au festival de Douarnenez"},"content":{"rendered":"<header>\n<h1>Les peuples des Congos \u00e0 l&rsquo;honneur au festival de Douarnenez<\/h1>\n<div class=\"article-author\">Par\u00a0Olivier Favier<span class=\"date-publication meta\"><time datetime=\"18-08-17\">Publi\u00e9 le 17-08-2018\u00a0<\/time><time datetime=\"18-08-17\">Modifi\u00e9 le 17-08-2018 \u00e0 16:16<\/time><\/span><\/div>\n<\/header>\n<div class=\"media\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/scd.rfi.fr\/sites\/filesrfi\/dynimagecache\/0\/0\/948\/535\/1024\/578\/sites\/images.rfi.fr\/files\/aef_image\/visuel_congos_dz_logo_0.jpg\" alt=\"media\" width=\"620\" \/><small>D\u00e9tail de l&rsquo;affiche du 41e festival de Douarnenez.<\/small><small>festival de Douarnenez<\/small><\/div>\n<div class=\"intro\">\n<p>Cr\u00e9\u00e9 en 1978, le festival de Douarnenez dans le Finist\u00e8re entame ce 17 ao\u00fbt sa 41e \u00e9dition. Pour cette occasion para\u00eet un ouvrage sur les quarante premi\u00e8res ann\u00e9es d&rsquo;un \u00e9v\u00e9nement qui s\u2019est fait l\u2019\u00e9cho de bien des questionnements et des luttes de la Bretagne et du monde.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p>C\u2019est avec \u00ab\u00a0les Gras\u00a0\u00bb &#8211;\u00a0le carnaval de f\u00e9vrier\u00a0&#8211; l&rsquo;un des deux temps forts de cette ville de 14\u00a0000 habitants, \u00e0 l&rsquo;atmosph\u00e8re si singuli\u00e8re. Ouvert sur la baie qui porte son nom, fid\u00e8le \u00e0 son pass\u00e9 ouvrier, l\u2019ancien port sardinier a en effet mis\u00e9 davantage sur la culture et la vie associative que sur le tourisme de masse. Au fil du temps, les repr\u00e9sentants du 7<sup>e<\/sup>\u00a0art y sont devenus assez nombreux pour que se cr\u00e9e l\u2019an dernier un collectif local de professionnels du cin\u00e9ma ind\u00e9pendant.<\/p>\n<p><b>Congos d\u2019hier et d\u2019aujourd\u2019hui<\/b><\/p>\n<p>N\u00e9 au plus fort de la lutte contre l&rsquo;installation de la centrale nucl\u00e9aire du Plogoff, en pleine renaissance de la culture bretonne et dans l\u2019effervescence politique du tiers-mondisme, ce rendez-vous d\u2019\u00e9t\u00e9 s\u2019appelle \u00e0 l\u2019origine le Festival des minorit\u00e9s nationales. Son nom est aujourd\u2019hui plus sobre\u00a0: Festival du cin\u00e9ma de Douarnenez &#8211;\u00a0Gouel ar filmo\u00f9 en breton. Mais l&rsquo;esprit est rest\u00e9 le m\u00eame. Il s\u2019agit de penser la diversit\u00e9 et la fragilit\u00e9 de notre humanit\u00e9 depuis une r\u00e9gion qui s\u2019est beaucoup battue pour pr\u00e9server ses sp\u00e9cificit\u00e9s et sa langue, sans rien c\u00e9der de son ouverture au monde.<\/p>\n<p>La programmation nous invite cette ann\u00e9e \u00e0 traverser l\u2019histoire du Congo-Brazzaville et du Congo-Kinshasa. On y croisera bien s\u00fbr les incontournables du cin\u00e9ma europ\u00e9en sur la question, du magnifique portrait de Patrice Lumumba par Raoul Peck aux documentaires inspir\u00e9s de Thierry Michel, en passant par les \u0153uvres du belge Samuel Tilman ou du portugais Hugo Vieira da Silva. Mais ce sera surtout une occasion unique de d\u00e9couvrir la jeune cr\u00e9ation venue d\u2019Afrique centrale, \u00e0 travers, par exemple, des focus sur Ori-Huchi Kozia (prix Orisha 2017),\u00a0<strong>Dieudo Hamadi<\/strong>, Bob Nelson Makengo,\u00a0<strong>Sammy Baloji\u00a0<\/strong>ou Mweze Ngangura. Un hommage sera aussi rendu au photographe Kiripi Katembo, d\u00e9c\u00e9d\u00e9 en 2015 \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 36 ans.<\/p>\n<p>L\u2019histoire coloniale de ces deux pays, aussi tragique que m\u00e9connue du grand public, sera amplement abord\u00e9e, tout comme les conflits meurtriers qui ensanglantent la R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo depuis plusieurs d\u00e9cennies. Les r\u00e9alisateurs invit\u00e9s y croiseront des noms importants de la litt\u00e9rature contemporaine tels que Sinzo Aanza et In Koli Jean Bofane. L\u2019\u0153uvre immense du regrett\u00e9 Sony Labou Tansi fera enfin l\u2019objet d\u2019une s\u00e9ance sp\u00e9ciale.<\/p>\n<p><b>Identit\u00e9s heureuses<\/b><\/p>\n<p>Une autre sp\u00e9cificit\u00e9 du festival est sa fid\u00e9lit\u00e9 sans faille \u00e0 la production r\u00e9gionale. Parmi les films pr\u00e9sent\u00e9s dans cette cat\u00e9gorie, on citera le documentaire\u00a0<i>Bienvenue Mister Chang.<\/i>Trente-cinq ans apr\u00e8s leur arriv\u00e9e dans un petit village du Morbihan, La\u00ebtitia Gaudin-Le Puil revient interroger les parents de son amie d\u2019enfance, d\u2019origine laotienne. \u00c9voquons encore la projection de deux films consacr\u00e9s \u00e0 l\u2019oc\u00e9anographe et photographe Anita Conti, qui a choisi de finir sa vie \u00e0 Douarnenez o\u00f9 elle est d\u00e9c\u00e9d\u00e9e en 1997.<\/p>\n<p>Depuis dix ans, le Festival fait aussi un travail unique en France et en Europe pour l\u2019ouverture de sa programmation aux sourds et malentendants. Gr\u00e2ce \u00e0 une \u00e9quipe d\u2019une vingtaine d\u2019interpr\u00e8tes, la presque totalit\u00e9 des projections et des d\u00e9bats leur est d\u00e9sormais accessible. Ajoutons \u00e0 cela qu\u2019une partie de la programmation et des rencontres leur sont sp\u00e9cifiquement d\u00e9di\u00e9es, une occasion aussi de d\u00e9couvrir la richesse des nombreuses langues des signes et l\u2019univers d\u2019une minorit\u00e9 si souvent n\u00e9glig\u00e9e.<\/p>\n<p>Pour explorer m\u00e9thodiquement ses grands th\u00e8mes de l\u2019ann\u00e9e, l\u2019\u00e9quipe du Festival n\u2019a pas pour autant renonc\u00e9 \u00e0 une curiosit\u00e9 panoramique. \u00ab\u00a0La grande Tribu\u00a0\u00bb est donc l\u00e0 pour r\u00e9pondre aux coups de c\u0153ur les plus divers. Gr\u00e2ce \u00e0 cette s\u00e9lection, on pourra aussi bien partir dans la Creuse pour assister au\u00a0<i>Grand Bal<\/i>\u00a0de Laetitia Carton ou suivre\u00a0<i>Les Filles du feu<\/i>de St\u00e9phane Breton, les combattantes kurdes qui luttent contre l\u2019\u00c9tat islamique. Notons enfin que le festival programme trois courts m\u00e9trages autour du th\u00e8me \u00ab\u00a0<em>Black lives matter<\/em>\u00a0\u00bb, dont le documentaire\u00a0<i>Like dolls I\u2019ll rise\u00a0<\/i>de Nora Philippe, commissaire de l\u2019exposition \u00ab\u00a0<em>Black Dolls<\/em>\u00a0\u00bb \u00e0 la Maison Rouge \u00e0 Paris.<\/p>\n<p><b>Caroline Troin et la m\u00e9moire du festival<\/b><\/p>\n<p>Caroline Troin est aujourd\u2019hui la directrice de Rhizomes, une association qui accueille des \u00e9crivain.e.s du monde entier en r\u00e9sidence et organise des expositions, un festival, des rencontres. Pendant vingt ans, elle a aussi codirig\u00e9 le Festival avec l\u2019un de ses cofondateurs, Erwan Moalic.<\/p>\n<p>Elle revient aujourd\u2019hui avec l\u2019\u00e9crivain et documentariste G\u00e9rard Alle sur l\u2019histoire de cette institution locale avec un beau livre paru chez l\u2019\u00e9diteur breton Locus Solus,\u00a0<i>Les yeux grands ouverts. Douarnenez, 40 ans de cin\u00e9ma et de diversit\u00e9<\/i>. Le livre sera pr\u00e9sent\u00e9 durant le festival avec la projection du film de Frank Beyer,\u00a0<i>Les Identit\u00e9s au pied du mur.<\/i><\/p>\n<p>Toujours avec Rhizomes, Caroline Troin a aussi constitu\u00e9\u00a0<strong>une banque de donn\u00e9es de quelques 750 films documentaires librement accessibles en ligne<\/strong>, souvent accompagn\u00e9s d\u2019interviews des r\u00e9alisatrices et r\u00e9alisateurs, un fonds patrimonial en lien \u00e9troit avec l\u2019histoire du festival qui permettra aux nouveaux.elles venu.e.s de remonter le temps et de refaire ainsi quelques-uns des voyages effectu\u00e9s en quarante-et-un ans d\u2019exploration du monde.<\/p>\n<p><strong><i>41<sup>e<\/sup>\u00a0Festival de cin\u00e9ma de Douarnenez<\/i><\/strong><i>, \u00ab<\/i>\u00a0<i>Peuples des Congos<\/i>\u00a0\u00bb<i>\u00a0du 17 au 25 ao\u00fbt 2018. Films, d\u00e9bats, expos, concerts.<\/i><\/p>\n<\/div>\n<div style=\"text-align:center\" class=\"wps-pgfw-pdf-generate-icon__wrapper-frontend\">\n\t\t<a href=\"https:\/\/congokin.blog?action=genpdf&amp;id=2333\" class=\"pgfw-single-pdf-download-button\" ><img src=\"https:\/\/congokin.blog\/wp-content\/plugins\/pdf-generator-for-wp\/admin\/src\/images\/PDF_Tray.svg\" title=\"G\u00e9n\u00e9rer un PDF\" style=\"width:auto; height:45px;\"><\/a>\n\t\t<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les peuples des Congos \u00e0 l&rsquo;honneur au festival de Douarnenez Par\u00a0Olivier FavierPubli\u00e9 le 17-08-2018\u00a0Modifi\u00e9 le 17-08-2018 \u00e0 16:16 D\u00e9tail de l&rsquo;affiche du 41e festival de Douarnenez.festival de Douarnenez Cr\u00e9\u00e9 en 1978, le festival de Douarnenez dans le Finist\u00e8re entame ce 17 ao\u00fbt sa 41e \u00e9dition. 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