{"id":234,"date":"2018-04-13T09:18:27","date_gmt":"2018-04-13T09:18:27","guid":{"rendered":"https:\/\/congokin.media\/?p=234"},"modified":"2018-04-13T09:18:27","modified_gmt":"2018-04-13T09:18:27","slug":"analyse-rdc-la-conference-de-geneve-sursaut-ou-atteinte-a-la-souverainete","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/congokin.blog\/?p=234","title":{"rendered":"[Analyse] RDC: la conf\u00e9rence de Gen\u00e8ve, sursaut ou atteinte \u00e0 la souverainet\u00e9?"},"content":{"rendered":"<header class=\"wrapper\">\n<div class=\"row\">\n<div class=\"col-md-12 col-sm-12 col-xs-12\">\n<h1>[Analyse] RDC: la conf\u00e9rence de Gen\u00e8ve, sursaut ou atteinte \u00e0 la souverainet\u00e9?<\/h1>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"row\">\n<div class=\"block-image col-md-12 col-sm-12 col-xs-12\">\n<figure>\n<figure class=\"ratio-16x9-height cell-news\"><img decoding=\"async\" class=\"image-transition image-loaded\" src=\"http:\/\/scd.rfi.fr\/sites\/filesrfi\/imagecache\/rfi_16x9_1024_578\/sites\/images.rfi.fr\/files\/aef_image\/000_tt0zv_0.jpg\" alt=\"\" data-image-nid=\"7EE878B0-FA49-4223-8EF4-503813FD93BB\" data-image-src=\"http:\/\/scd.rfi.fr\/sites\/filesrfi\/imagecache\/rfi_16x9_1024_578\/sites\/images.rfi.fr\/files\/aef_image\/000_tt0zv_0.jpg\" data-image-loaded=\"true\" \/><\/figure><figcaption>Une femme congolaise porte un sac de nourriture lors d&rsquo;une distribution le 25 octobre 2017, \u00e0 Kasala, dans la r\u00e9gion du Kasa\u00ef, en RDC.<br \/>\n\u00a9 JOHN WESSELS \/ AFP<\/figcaption><\/figure>\n<div class=\"block-social\"><\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/header>\n<section class=\"row metadata\">\n<div class=\"col-md-12 col-sm-12 col-xs-12\">\n<p class=\"meta\"><span class=\"authors\">Par\u00a0Sonia Rolley\u00a0<\/span><span class=\"pubDate\">Publi\u00e9 le 13-04-2018<\/span>\u00a0<span class=\"modDate\">Modifi\u00e9 le 13-04-2018 \u00e0 09:18<\/span><\/p>\n<\/div>\n<\/section>\n<section class=\"row intro\">\n<div class=\"col-md-12 col-sm-12 col-xs-12\">\n<div class=\"pub-content hidden-xs\"><\/div>\n<h2>A Gen\u00e8ve, ce vendredi 13 avril, l\u2019ONU, l\u2019Union europ\u00e9enne et les Pays-Bas organisent une conf\u00e9rence des donateurs pour la RDC. Selon l\u2019ONU, au moins 13 millions de personnes, dont un tiers de d\u00e9plac\u00e9s internes, ont besoin d\u2019une assistance humanitaire d\u2019urgence cette ann\u00e9e\u2026 Et il faut trouver plus d\u20191,5 milliard de dollars pour leur venir en aide. Le gouvernement congolais a refus\u00e9 d\u2019y participer, estimant que cette conf\u00e9rence aillait donner une mauvaise image du pays. Kinshasa conteste la gravit\u00e9 de la crise.<\/h2>\n<p><em>De notre envoy\u00e9e sp\u00e9ciale \u00e0 Gen\u00e8ve,<\/em><\/p>\n<p>Si l\u2019on en croit les humanitaires, c\u2019est l\u2019une des pires crises de d\u00e9placements de populations au monde avec plus de 4,5 millions de d\u00e9plac\u00e9s internes.\u00a0<strong>En Ituri<\/strong>, province du nord-est du pays, des dizaines de milliers de personnes ont fui vers la capitale, Bunia, et en Ouganda depuis la mi-d\u00e9cembre. Ces d\u00e9plac\u00e9s et r\u00e9fugi\u00e9s manquent de tout, fuyant des massacres d\u2019une ampleur que cette r\u00e9gion de la RDC n\u2019avait plus connu depuis quinze ans, m\u00eame si beaucoup crient \u00e0 la manipulation. Entre 2002 et 2003, de violents affrontements inter-ethniques, sur fond de pillages des ressources, avaient ravag\u00e9 l\u2019Ituri, entra\u00eenant le d\u00e9ploiement de la premi\u00e8re force sous banni\u00e8re europ\u00e9enne, l\u2019op\u00e9ration fran\u00e7aise\u00a0<strong>Art\u00e9mis<\/strong>. Ce sont les crimes de cette sale guerre qui ont fait les premiers proc\u00e8s de la Cour p\u00e9nale internationale.<\/p>\n<p><strong>De nombreuses provinces en crises<\/strong><\/p>\n<div class=\"em-block em-width-col em-orientation-right em-type-audio em-object\">\n<div class=\"quote\">\n<div class=\"text\">Dix heures du matin, distribution de farine de ma\u00efs. La tension monte d\u2019un cran, il n\u2019y en aura pas pour tous les d\u00e9plac\u00e9s. \u00abIl faut laisser la place aux femmes, d\u2019abord\u00bb. Malgr\u00e9 tous les efforts des humanitaires, les d\u00e9plac\u00e9s se plaignent des maigres rations.<\/div>\n<div><\/div>\n<\/div>\n<div class=\"audio-content\"><\/div>\n<\/div>\n<p>A Bunia, les d\u00e9plac\u00e9s arrivent affam\u00e9s, certains apr\u00e8s s\u2019\u00eatre cach\u00e9 ou avoir fui pendant plusieurs jours. \u00ab\u00a0<em>Mon b\u00e9b\u00e9 est mort, je n\u2019avais pas de quoi l\u2019allaiter<\/em>\u00a0\u00bb, explique une jeune d\u00e9plac\u00e9e d\u2019une trentaine d\u2019ann\u00e9es. Il y a un mois et demi, elle a perdu son enfant de huit mois. Elle n\u2019avait rien \u00e0 manger, rien pour le nourrir. Quand elle a pu acc\u00e9der \u00e0 de l\u2019aide, il \u00e9tait trop tard.<\/p>\n<p>Depuis la mi-2016, l\u2019urgence, ce n\u2019est pas seulement dans les provinces de l\u2019Est, le Nord, le Kivu et l\u2019Ituri. Dans le Tanganyika, des affrontements inter-communautaires avaient d\u00e9j\u00e0 \u00e9clat\u00e9 en 2014. Mais depuis ao\u00fbt 2016, ce sont des dizaines de villages qui ont fait l\u2019objet d\u2019attaques ; tous les territoires de cette province n\u00e9e du\u00a0<strong>d\u00e9coupage du Katanga\u00a0<\/strong>ont connu des violences. La crise d\u00e9borde avec les d\u00e9placements de populations comme de milices arm\u00e9es dans les provinces voisines. C\u2019est aussi en ao\u00fbt 2016 que le chef coutumier insurg\u00e9\u00a0<strong>Kamuina Nsapu<\/strong>\u00a0a \u00e9t\u00e9 tu\u00e9 dans l\u2019assaut sanglant contre le village du m\u00eame nom. Sa mort a entra\u00een\u00e9 une insurrection sans pr\u00e9c\u00e9dent dans les provinces du Kasa\u00ef, touchant une superficie grande comme la Norv\u00e8ge. La r\u00e9pression a \u00e9t\u00e9 brutale. L\u2019ONU dit avoir document\u00e9 des dizaines de fosses communes.<\/p>\n<div class=\"em-block em-width-full em-orientation-center photo-material em-type-image\" data-bo-type=\"em\" data-bo-nid=\"A5EE376E-989D-4A1D-B854-6B6C9282E16A\">\n<figure class=\"bd\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/scd.rfi.fr\/sites\/filesrfi\/imagecache\/aef_image_original_format\/sites\/images.rfi.fr\/files\/aef_image\/2018-04-12t111442z_1167478076_rc111c1b8330_rtrmadp_3_congo-violence_0.jpg\" alt=\"\" \/><figcaption>Dans le camp de d\u00e9plac\u00e9s de Bunia, dans la province d&rsquo;Ituri, le 12 avril 2018. Les d\u00e9plac\u00e9s y arrivent affam\u00e9s, certains apr\u00e8s s\u2019\u00eatre cach\u00e9s ou avoir fui pendant plusieurs jours. \u00a9 REUTERS\/Goran Tomasevic<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n<p>En 2016, la R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo devait conna\u00eetre la premi\u00e8re alternance d\u00e9mocratique de son histoire. Le pr\u00e9sident Joseph Kabila arrivait au terme de son deuxi\u00e8me et dernier mandat constitutionnel. La commission \u00e9lectorale affirmait n\u2019avoir ni les moyens financiers, ni techniques pour organiser les \u00e9lections, \u00e9voquait \u00e9galement la difficult\u00e9 d\u2019enr\u00f4ler les \u00e9lecteurs dans les Kasa\u00ef. Ces arguments, repris par le gouvernement congolais comme par la majorit\u00e9 pr\u00e9sidentielle, \u00e9taient fustig\u00e9s par l\u2019opposition et une partie de la soci\u00e9t\u00e9 civile, persuad\u00e9s que la Ceni \u0153uvrait pour maintenir Joseph Kabila au pouvoir, en violation de la Constitution.<\/p>\n<p>Deux ans plus tard, Kinshasa dit pouvoir organiser les \u00e9lections sans financement ou supervision ext\u00e9rieurs, se f\u00e9licitant de la hausse des prix des mati\u00e8res premi\u00e8res et d\u2019une projection de croissance de pr\u00e8s de 5% et critique les statistiques donn\u00e9es par l\u2019ONU sur la situation humanitaire. Le gouvernement congolais avance le chiffre de 230 000 d\u00e9plac\u00e9s internes quand les Nations unies parlent en millions.<\/p>\n<p><strong>Des financements en baisse, des d\u00e9plac\u00e9s de plus en plus nombreux<\/strong><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0<em>La R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo conna\u00eet parmi les plus graves crises au monde<\/em>, assure pourtant le secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de Conseil norv\u00e9gien pour les r\u00e9fugi\u00e9s (NRC), Jan Egeland.\u00a0<em>13\u00a0<\/em><em>millions de personnes ont besoin d\u2019une assistance humanitaire d\u2019urgence, c\u2019est comparable \u00e0 ce qui se passe en Syrie ou au Y\u00e9men<\/em>.\u00a0\u00bb Ce que d\u00e9plorent NRC comme Oxfam, c\u2019est\u00a0<strong>le peu d\u2019attention de la communaut\u00e9 internationale sur cette crise<\/strong>. En 2017, le plan d\u2019action humanitaire, \u00e9labor\u00e9 par l\u2019ONU, n\u2019a \u00e9t\u00e9 financ\u00e9 qu\u2019\u00e0 hauteur de 56,5% \u00ab\u00a0<em>J\u2019ai \u00e9t\u00e9 choqu\u00e9 de voir \u00e0 quel point l\u00e0-bas, il y a des gens qui se retrouvent totalement seuls et souffrent sans personne pour les aider<\/em>\u00a0\u00bb, insiste Jan Egleman. Faute d\u2019argent, les vols humanitaires ont \u00e9t\u00e9 suspendus pour le territoire de Walikale dans le Nord-Kivu ; il n\u2019y a plus ni acteurs, ni assistance, malgr\u00e9 des milliers de d\u00e9plac\u00e9s.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0<em>L\u2019an dernier, on a observ\u00e9 une baisse de financement, c\u2019\u00e9tait m\u00eame le plus bas taux de financement en dix ans<\/em>\u00a0\u00bb, explique Vanessa Huguenin, l\u2019une des porte-paroles \u00e0 Gen\u00e8ve du bureau de coordination des affaires humanitaires de l\u2019ONU (Ocha). Pourtant, l\u2019ONU estime que les besoins humanitaires au Congo ont doubl\u00e9 en un an et qu\u2019il pourrait y avoir jusqu\u2019\u00e0 807 000 Congolais r\u00e9fugi\u00e9s dans les pays voisins.<\/p>\n<p><strong>Un d\u00e9plac\u00e9 sur vingt reconnu par la RDC<\/strong><\/p>\n<p>Mais si l\u2019assistance humanitaire n\u2019arrive pas \u00e0 des centaines de milliers de Congolais depuis l\u2019an dernier, ce n\u2019est pas seulement par manque de fonds. La d\u00e9gradation de la situation s\u00e9curitaire entrave aussi l\u2019acheminement de l\u2019aide. Les humanitaires sont, comme les Congolais, victimes d\u2019attaques et de kidnappings dans l\u2019est du pays. Pour des raisons de s\u00e9curit\u00e9, certains acteurs abandonnent des sites de d\u00e9plac\u00e9s qui ne sont pour la plupart de toute fa\u00e7on pas reconnus par les autorit\u00e9s congolaises qui estiment leur nombre \u00e0 69 pour tout le pays. Un d\u00e9plac\u00e9 sur vingt est reconnu comme tel aujourd\u2019hui par le gouvernement congolais.<\/p>\n<p>Au Nord-Kivu, comme au Tanganyika, deux provinces o\u00f9 Kinshasa reconnait la plus grosse proportion de d\u00e9plac\u00e9s internes, les autorit\u00e9s parlent r\u00e9guli\u00e8rement de fermer les camps, estimant que les populations devaient rentrer chez elles et que la situation s\u00e9curitaire s\u2019\u00e9tait am\u00e9lior\u00e9e. Au Nord-Kivu, entre 2015 et 2016, plus d\u2019une dizaine de camps avaient \u00e9t\u00e9 attaqu\u00e9s ou vid\u00e9s par les forces de s\u00e9curit\u00e9. En 2017, au Tanganyika,\u00a0<strong>une dizaine de plus avaient pris feu<\/strong>, sans doute de mani\u00e8re accidentelle. Les camps ne devaient pas \u00eatre p\u00e9rennis\u00e9s. Dans des sites restreints, les huttes en taille, faute de b\u00e2ches, \u00e9taient trop proches pour cuisiner au feu de bois et l\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019eau insuffisant.<\/p>\n<div class=\"em-block em-width-full em-orientation-center photo-material em-type-image\" data-bo-type=\"em\" data-bo-nid=\"7499ED0D-8C11-4719-8945-A1F63F820FF5\">\n<figure class=\"bd\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/scd.rfi.fr\/sites\/filesrfi\/imagecache\/aef_image_original_format\/sites\/images.rfi.fr\/files\/aef_image\/dgzkcouxkayhtlr_0.jpg\" alt=\"\" \/><figcaption>Un violent incendie a d\u00e9truit une partie du camp de d\u00e9plac\u00e9s de Katanyika, pr\u00e8s de Kalemie, dans la province de Tanganyika en RDC. \u00a9 MSF \/ Louise Annaud \/ Twitter<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n<p>En janvier 2018, c\u2019est en pr\u00e9sence du Premier ministre recrut\u00e9 dans les rangs de l\u2019opposition,\u00a0<strong>Bruno Tshibala<\/strong>, que le plan d\u2019action humanitaire avait \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9. Le chef du gouvernement congolais avait salu\u00e9 l\u2019investissement des humanitaires. L\u2019ONU tablait sur 1,7 milliard de dollars d\u2019assistance pour 13 millions de personnes. Depuis, 200 millions de dollars ont \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9s. Quand le gouvernement congolais a annonc\u00e9\u00a0<strong>son intention de boycotter la conf\u00e9rence de donateurs de Gen\u00e8ve<\/strong>, il a aussi annonc\u00e9 la mise en place d\u2019un fonds de solidarit\u00e9 qui devrait \u00eatre financ\u00e9 \u00e0 hauteur de 100 millions de dollars. \u00ab\u00a0<em>Tr\u00e8s rapidement, dix millions seront d\u00e9caiss\u00e9s<\/em>\u00a0\u00bb, a promis le chef de la diplomatie congolaise,\u00a0<strong>Leonard She Okitundu,<\/strong>\u00a0lors d\u2019une r\u00e9cente conf\u00e9rence de presse. \u00ab\u00a0<em>Nous ne sommes pas ferm\u00e9s \u00e0 toutes les contributions dans le cadre de la solidarit\u00e9 internationale, mais ce que nous avons refus\u00e9, c\u2019est que l\u2019on organise une conf\u00e9rence sur la d\u00e9tresse en R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo en ignorant le gouvernement de ce pays.<\/em>\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><strong>La conf\u00e9rence, une \u00ab\u00a0<em>d\u00e9marche sectaire<\/em>\u00a0\u00bb pour Kinshasa<\/strong><\/p>\n<p>Son coll\u00e8gue de la communication est all\u00e9 plus loin et parle d\u2019une absence de concertation sur les chiffres, d\u2019un risque d\u2019erreur. \u00ab\u00a0<em>Nous ne permettrons pas \u00e0 des gens de faire un travail si nous n\u2019avons pas particip\u00e9 au programme<\/em>\u00a0\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 Lambert Mend\u00e9 \u00e0 RFI, rappelant qu\u2019on \u00ab\u00a0<em>ne peut pas assister quelqu\u2019un contre son gr\u00e9<\/em>\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Du c\u00f4t\u00e9 de l\u2019ONU, on assure pourtant avoir tout propos\u00e9 pour obtenir la participation de Kinshasa, \u00ab\u00a0<em>vivement souhait\u00e9e<\/em>\u00a0\u00bb, y compris la co-pr\u00e9sidence de cette conf\u00e9rence. \u00ab\u00a0<em>Mais c\u2019est devenu politique<\/em>\u00a0\u00bb, assure une source onusienne qui y voit le prolongement d\u2019un bras de fer entre Joseph Kabila et les Occidentaux. Le bureau de coordination des affaires humanitaires de l\u2019ONU a m\u00eame annonc\u00e9\u00a0<strong>lever le m\u00e9canisme d\u2019urgence \u00ab<\/strong>\u00a0<strong>L3<\/strong>\u00a0<strong>\u00bb<\/strong>\u00a0d\u00e9clench\u00e9, tant la comparaison entre la situation dans certaines provinces du Congo et en Syrie ou au Y\u00e9men aga\u00e7ait le gouvernement congolais. Ces deux pays sont en effet class\u00e9s \u00ab\u00a0L3\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>L\u2019ambassade de R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo \u00e0 Gen\u00e8ve a envoy\u00e9 des notes verbales certains pays. Les Pays-Bas et la Su\u00e8de se sont vus accus\u00e9s de comportement \u00ab\u00a0<em>inamical<\/em>\u00a0\u00bb d\u2019adopter une \u00ab\u00a0<em>d\u00e9marche sectaire<\/em>\u00a0\u00bb. \u00ab\u00a0<em>Le gouvernement de la R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo voudrait rappeler qu\u2019il est le seul repr\u00e9sentant l\u00e9gal et l\u00e9gitime des populations congolaises<\/em>\u00a0\u00bb, pr\u00e9cisait cette missive, provoquant l\u2019ire de l\u2019opposition et des mouvements citoyens. Mais la pression du gouvernement congolais a pay\u00e9.<\/p>\n<p>Beaucoup d\u2019ONG ont h\u00e9sit\u00e9 \u00e0 communiquer, l\u2019ONU a insist\u00e9 publiquement sur la gravit\u00e9 de la crise. Les \u00c9mirats arabes unis, co-organisateur de l\u2019\u00e9v\u00e8nement, ont renonc\u00e9 \u00e0 participer \u00e0 cette conf\u00e9rence. Reste \u00e0 savoir si Abou Dhabi a \u00e9galement renonc\u00e9 \u00e0 sa contribution.<\/p>\n<\/div>\n<\/section>\n<div style=\"text-align:center\" class=\"wps-pgfw-pdf-generate-icon__wrapper-frontend\">\n\t\t<a href=\"https:\/\/congokin.blog?action=genpdf&amp;id=234\" class=\"pgfw-single-pdf-download-button\" ><img src=\"https:\/\/congokin.blog\/wp-content\/plugins\/pdf-generator-for-wp\/admin\/src\/images\/PDF_Tray.svg\" title=\"G\u00e9n\u00e9rer un PDF\" style=\"width:auto; height:45px;\"><\/a>\n\t\t<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>[Analyse] RDC: la conf\u00e9rence de Gen\u00e8ve, sursaut ou atteinte \u00e0 la souverainet\u00e9? 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