{"id":2695,"date":"2018-08-29T02:54:16","date_gmt":"2018-08-29T02:54:16","guid":{"rendered":"https:\/\/congokin.media\/?p=2695"},"modified":"2018-08-29T02:54:16","modified_gmt":"2018-08-29T02:54:16","slug":"litterature-in-koli-jean-bofane%e2%80%89-je-taquine-mes-freres-marocains","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/congokin.blog\/?p=2695","title":{"rendered":"Litt\u00e9rature \u2013 In Koli Jean Bofane\u2009: \u00ab\u00a0Je taquine mes\u00a0fr\u00e8res marocains\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"<div class=\"art-header\">\n<h1 class=\"js-no-orphans\">Litt\u00e9rature \u2013 In Koli Jean Bofane\u2009: \u00ab\u00a0Je taquine mes\u00a0<span class=\"css-nowrap\">fr\u00e8res marocains\u00a0\u00bb<\/span><\/h1>\n<div><span class=\"art-reserved-label\">R\u00c9SERV\u00c9 AUX ABONN\u00c9S<\/span>\u00a0<span class=\"pipe-separator\">|<\/span>\u00a0<span class=\"art-reserved__date\">28 ao\u00fbt 2018 \u00e0 16h59\u00a0<\/span><span class=\"art-reserved__author-bloc\"><span class=\"pipe-separator\">|<\/span>\u00a0<span class=\"art-header-author\">Par\u00a0Pierre Boisselet<\/span><\/span><\/div>\n<\/div>\n<div id=\"content\" class=\"col-sm-8\">\n<article id=\"post-619315\" class=\"art-content\">\n<figure class=\"thumbnail art-thumbnail-lead\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.jeuneafrique.com\/medias\/2018\/08\/24\/25896hr_-e1535387503149-592x296-1535387533.jpg\" \/><\/figure>\n<div class=\"art-text\">\n<p class=\"lead\">Remarqu\u00e9 lors de la sortie de \u00ab Math\u00e9matiques congolaises \u00bb, il y a dix ans, l\u2019\u00e9crivain congolais, Jean Bofane\u2009\u00e9voque aujourd\u2019hui la condition des migrants en Afrique du Nord avec son nouveau livre : \u00ab La Belle de Casa \u00bb. Et reste obs\u00e9d\u00e9 par la situation politique en RD Congo.<\/p>\n<p>En kimongo, la langue de ses anc\u00eatres, In Koli signifie \u00ab\u00a0blessure fra\u00eeche\u00a0\u00bb.\u00a0\u00c9crivain \u00e0 vif, Jean Bofane\u00a0a choisi de faire appara\u00eetre ce nom en pr\u00e9ambule de sa signature plut\u00f4t qu\u2019\u00e0 la fin, comme c\u2019est l\u2019usage en RD\u00a0Congo. Les blessures, physiques ou identitaires, hantent son \u0153uvre, de son premier roman,\u00a0<em>Math\u00e9matiques congolaises\u00a0<\/em>(2008), \u00e0\u00a0<em>La Belle de Casa<\/em>, son nouveau livre.<\/p>\n<p>Ce dernier s\u2019ouvre sur la d\u00e9couverte du corps d\u2019Ichrak, jeune marocaine \u00e9gorg\u00e9e dans une ruelle d\u2019un quartier populaire de Casablanca. C\u2019est le d\u00e9but d\u2019un thriller \u00e9conomico-social, pr\u00e9cipit\u00e9 de notre \u00e9poque\u2009: celle d\u2019une mondialisation sauvage qui attise les d\u00e9sirs et engendre la cruaut\u00e9.<\/p>\n<p>Avec ce troisi\u00e8me roman, Bofane, toujours truculent et dr\u00f4le, s\u2019\u00e9loigne pour la premi\u00e8re fois de son Congo natal. Son h\u00e9ros reste toutefois un compatriote\u2009:\u00a0Sese, migrant d\u00e9brouillard parti rejoindre l\u2019Europe mais \u00e9chou\u00e9 au royaume ch\u00e9rifien.\u00a0O\u00f9 il se trouve finalement fort bien.<\/p>\n<p>Un peu comme son auteur\u2009: cela fait plusieurs ann\u00e9es que Bofane, r\u00e9sidant en Belgique, n\u2019est plus retourn\u00e9 au Congo. Son pays lui fait trop mal. Peut-\u00eatre est-ce cette douleur qui l\u2019am\u00e8ne \u00e0 frayer avec les th\u00e9ories du complot et la parano\u00efa.<\/p>\n<p><strong>Jeune Afrique : La Belle de Casa est votre premier roman qui se passe hors du Congo. Pourquoi le Maroc ?<\/strong><\/p>\n<p><strong>In Koli Jean Bofane\u2009:<\/strong>\u00a0J\u2019habite Bruxelles, o\u00f9 r\u00e9side une importante communaut\u00e9 marocaine. On vit ensemble, on a grandi ensemble. Ce sont des gens dont je suis tr\u00e8s proche. Ce sont aussi des Africains, m\u00eame s\u2019ils s\u2019imaginent parfois venir d\u2019ailleurs. Je voulais les interpeller. En Afrique de l\u2019Ouest, on parle de \u00ab\u00a0parent\u00e9 \u00e0 plaisanterie\u00a0\u00bb entre certains peuples. C\u2019est ce que j\u2019ai fait\u2009: \u00ab\u00a0Les fr\u00e8res, je vais un peu vous taquiner\u2009!\u00a0\u00bb<\/p>\n<blockquote><p>EN CE XXIE\u00a0SI\u00c8CLE ON FORGE SON IDENTIT\u00c9 \u00c0 LA CARTE. ON PEUT L\u2019ACQU\u00c9RIR, PRESQUE LA COMPOSER SOI-M\u00caME<\/p><\/blockquote>\n<p><strong>Le Congo vous int\u00e9resse-t-il moins ?<\/strong><\/p>\n<p>Mon pr\u00e9c\u00e9dent roman,\u00a0<em>Congo Inc.<\/em>,\u00a0m\u2019a traumatis\u00e9. Ses personnages f\u00e9minins souffrent beaucoup\u2009: ils sont dans des situations d\u2019esclavage sexuel, subissent des viols. Shasha la Jactance, la petite prostitu\u00e9e, a continu\u00e9 de me faire pleurer longtemps apr\u00e8s avoir fini d\u2019\u00e9crire. Il n\u2019y a que ces derniers mois que \u00e7a va mieux. Ce n\u2019\u00e9tait que de la fiction, mais les personnages sont vivants pour nous\u2026 Je voulais en sortir, calmer le jeu, tout en restant en Afrique.<\/p>\n<p><strong>Les h\u00e9ros de vos livres sont toujours d\u00e9brouillards et tirent parti d\u2019une mondialisation sauvage<\/strong><\/p>\n<p>Au Congo, on conna\u00eet la mondialisation depuis L\u00e9opold II, au moins. C\u2019\u00e9tait un espace de libre-\u00e9change. Nous connaissons ces d\u00e9r\u00e9gulations qui contraignent les peuples. Mais ce n\u2019est plus seulement vrai en Afrique. La premi\u00e8re fois que je suis venu en Europe, quand j\u2019\u00e9tais petit, tout fonctionnait bien.<\/p>\n<p>Ce n\u2019est plus le cas aujourd\u2019hui, on ne se pr\u00e9occupe plus du citoyen. Nous affrontons tous maintenant des probl\u00e9matiques identiques. M\u00eame les Europ\u00e9ens qui ont un boulot doivent \u00eatre r\u00e9silients et pers\u00e9v\u00e9rants comme C\u00e9lio, Isookanga ou Sese, les h\u00e9ros de mes trois romans. Ces personnages appartiennent davantage \u00e0 leur \u00e9poque qu\u2019\u00e0 leur continent.<\/p>\n<p><strong>Autre point commun : ils ne connaissent pas leurs racines et sont enqu\u00eate d\u2019une identit\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>Il n\u2019y a pas longtemps, en France, il y avait un pr\u00e9sident obnubil\u00e9 par l\u2019identit\u00e9 nationale. Moi je crois, au contraire, qu\u2019en ce XXIe\u00a0si\u00e8cle on forge son identit\u00e9 \u00e0 la carte. On peut l\u2019acqu\u00e9rir, presque la composer soi-m\u00eame. C\u2019est ce qui arrive \u00e0 mes personnages\u2009: Ichrak n\u2019a pas de p\u00e8re, mais elle essaie de se trouver une place \u00e0 travers la litt\u00e9rature.<\/p>\n<p>Sese, lui, entre dans un espace o\u00f9 le genre, la couleur de peau et la nationalit\u00e9 n\u2019existent pas\u2009: le virtuel. Il devient son pseudo\u2009: Koffi le Grand Ngando, le Grand Crocodile\u2009! Il n\u2019emp\u00eache que j\u2019ai une vraie identit\u00e9. Quand je parle lingala, on reconna\u00eet la r\u00e9gion d\u2019o\u00f9 je viens\u2009: l\u2019\u00c9quateur. Je n\u2019y ai jamais v\u00e9cu, mais ma m\u00e8re, oui. Elle parle de temps en temps le kimongo. Elle chante dans cette langue.<\/p>\n<p>Et d\u2019ailleurs, quand je chante, on entend syst\u00e9matiquement de la polyphonie mongo. Cette musique, que je ne connais pourtant pas, est en moi. C\u2019est la m\u00eame chose quand j\u2019\u00e9cris, le rythme est lingala.<\/p>\n<p><strong>Dans\u00a0<em>La Belle de Casa<\/em>,vous citez \u00e9norm\u00e9ment l\u2019\u00e9crivain\u00a0Kaoutar Harchi. Pourquoi?<\/strong><\/p>\n<p>Elle a publi\u00e9\u00a0<em>\u00c0 l\u2019origine notre p\u00e8re obscur\u00a0<\/em>quand j\u2019\u00e9crivais ce livre. J\u2019ai eu l\u2019impression que ce roman \u00e9tait fait pour mon personnage, Ichrak. C\u2019\u00e9tait le baume parfait pour att\u00e9nuer sa peine. Je ne voyais rien d\u2019autre que la litt\u00e9rature. Moi-m\u00eame je suis pass\u00e9 par l\u00e0 pendant la premi\u00e8re guerre du Congo, en 1964. J\u2019avais 10\u00a0ans, lire me permettait de ne pas \u00eatre l\u00e0. Je faisais un petit voyage astral\u2026<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-619318\" src=\"http:\/\/www.jeuneafrique.com\/medias\/2018\/08\/24\/25944hr_-e1535390890871.jpg\" alt=\"\" width=\"600\" height=\"400\" \/><\/p>\n<p><strong>Votre livre parle aussi de migrations.<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019un des principaux personnages de ce livre, c\u2019est Chergui, le vent du d\u00e9sert. Lorsqu\u2019il traverse le d\u00e9troit de Gibraltar, il devient Sirocco \u2013 le nom qu\u2019on lui donne en Europe. C\u2019est pareil avec beaucoup de choses\u2009: quand on boit du caf\u00e9, ou du chocolat chaud, on ne se pose pas la question de savoir d\u2019o\u00f9 il vient.<\/p>\n<p>Chergui \u00e9tait l\u00e0 pour montrer qu\u2019il y a des mouvements in\u00e9luctables sur la terre. Ce n\u2019est pas avec des d\u00e9crets qu\u2019on change les choses. Surtout quand il y a p\u00e9ril. Qui a envie de quitter son pays\u2009? Personne. Il faut \u00eatre malade pour quitter le Congo. C\u2019est le plus beau pays du monde. Si on le fait, c\u2019est qu\u2019il y a des raisons.<\/p>\n<p><strong>Dans<em>\u00a0Math\u00e9matiques congolaises<\/em>, vous d\u00e9cryptiez les intox et les manipulations de la vie politique congolaise. Comment vous \u00e9tiez-vous document\u00e9 ?<\/strong><\/p>\n<blockquote><p>POUR L\u2019INSTANT, IL FAUT SE D\u00c9BARRASSER D\u00c9FINITIVEMENT DU PR\u00c9SIDENT JOSEPH KABILA. TOUT LE MONDE S\u2019Y MET. SAUF QUELQUES CLONES<\/p><\/blockquote>\n<p>Je suis kinois\u2009! J\u2019ai eu une petite maison d\u2019\u00e9dition qui faisait de la satire politique. Je connais ce monde de l\u2019int\u00e9rieur. Ses acteurs, ce sont des \u00ab\u00a0vieux\u00a0\u00bb \u00e0 nous. On les conna\u00eet, on les c\u00f4toie.<\/p>\n<p>Et puis je suis issu d\u2019un peuple de guerriers\u2009: j\u2019ai plein de cousins et de beaux-fr\u00e8res dans l\u2019arm\u00e9e, dans les services de renseignement. De plus, j\u2019ai \u00e9t\u00e9 publicitaire. Je sais tr\u00e8s bien comment cette manipulation fonctionne. Mais j\u2019aime la v\u00e9rit\u00e9. Aujourd\u2019hui, je d\u00e9construis ces discours.<\/p>\n<p><strong>La politique congolaise a-t-elle chang\u00e9 ?<\/strong><\/p>\n<p>Non. On esp\u00e8re la changer, mais c\u2019est une culture. Il y a des \u00e9lections qui vont s\u2019organiser. On conna\u00eet les candidats. Il y en a 26. D\u00e9j\u00e0, \u00e7a craint. Parmi eux, il y en a 4 ou 5 qui sont bien plac\u00e9s. Quelle culture politique ont-ils\u2009? Toujours celle des\u00a0<em>Math\u00e9matiques congolaises\u2009!<\/em>\u00a0Mais, pour l\u2019instant, il faut se d\u00e9barrasser d\u00e9finitivement\u00a0du pr\u00e9sident Joseph Kabila. Tout le monde s\u2019y met. Sauf quelques clones, comme le \u00ab\u00a0dauphin\u00a0\u00bb qu\u2019il a d\u00e9sign\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Cette d\u00e9signation annonce quand m\u00eame son d\u00e9part. N\u2019est-ce pas une avanc\u00e9e ?<\/strong><\/p>\n<p>S\u2019il quitte le pouvoir, Kabila est mal barr\u00e9\u2009! Je pense que le dauphin qu\u2019il a envoy\u00e9 est un faux nez. Le vrai doit \u00eatre l\u2019un de ses opposants.\u00a0Il n\u2019y a qu\u2019en Jean-Pierre Bemba que je peux croire.\u00a0Ils se sont fait la guerre. Les hommes de Bemba se sont fait tuer comme des chiens au bord du fleuve. C\u2019est le seul qui a un peu de cr\u00e9dit aupr\u00e8s de la population.<\/p>\n<p><strong>Qu\u2019attendez-vous de l\u2019\u00e9lection?<\/strong><\/p>\n<p>Kabila doit se casser\u2009! Au Congo, on fait ce qu\u2019on veut avec tout le monde. M\u00eame des observateurs de l\u2019ONU, on les prend, on les butte et on filme\u2009! Au Kasa\u00ef, on tue des petites filles sur vid\u00e9o\u2009! C\u2019est trop. \u00c7a suffit. On est en enfer. Dans\u00a0<em>Congo Inc.<\/em>, je disais d\u00e9j\u00e0\u2009: \u00ab\u00a0Ce n\u2019est plus un pays, c\u2019est la premi\u00e8re organisation mondiale des mati\u00e8res premi\u00e8res.\u00a0\u00bb Mais l\u00e0, on a vraiment d\u00e9pass\u00e9 la ligne rouge.<\/p>\n<blockquote><p>LE CONGO EST COLONIS\u00c9 PAR LE RWANDA. KABILA N\u2019EST QU\u2019UN PION<\/p><\/blockquote>\n<p><strong>Est-ce que vous continuez \u00e0 vous y rendre ?<\/strong><\/p>\n<p>Plus depuis trois ou quatre ans. Les visas sont donn\u00e9s par les services de renseignement tenus par les Rwandais. Quand vous atterrissez \u00e0 Kinshasa, c\u2019est un Rwandais qui prend votre passeport et l\u2019emporte derri\u00e8re pour v\u00e9rifier. Le Congo est colonis\u00e9 par le Rwanda. Kabila n\u2019est qu\u2019un pion.<\/p>\n<p>C\u2019est pour \u00e7a que les pr\u00e9tendues guerres de l\u2019Est ne finissent jamais. Il y a des massacres \u00e0 B\u00e9ni tout le temps, \u00e0 100\u00a0m des soldats de l\u2019arm\u00e9e congolaise et \u00e0 500\u00a0m de ceux de l\u2019ONU. Quand on dit que le Congo est la capitale du viol, je rigole\u2009! Ce n\u2019est pas \u00e0 Kinshasa ni \u00e0 Lubumbashi que cela se passe. Le r\u00f4le du Rwanda est clair.<\/p>\n<p><strong>Vous craignez pour votre s\u00e9curit\u00e9 ?<\/strong><\/p>\n<p>Vu ce que je dis\u2026 Mais je n\u2019ai pas envie de me casser la t\u00eate, de penser qu\u2019on m\u2019a empoisonn\u00e9 chaque fois que j\u2019ai mal au ventre\u2009!\u00a0J\u2019ai \u00e9t\u00e9 invit\u00e9 au Rwanda quand j\u2019ai gagn\u00e9 le prix des Cinq Continents.\u00a0Je n\u2019ai pas r\u00e9pondu. Ils ne m\u2019ont m\u00eame pas relanc\u00e9.<\/p>\n<h2>Bient\u00f4t en s\u00e9rie t\u00e9l\u00e9\u2009?<\/h2>\n<p>Les droits de\u00a0<em>Math\u00e9matiques congolaises<\/em>, le premier roman d\u2019In Koli Jean Bofane, ont \u00e9t\u00e9 acquis par les producteurs belges Micha\u00ebl Goldberg et Boris Van Gils, qui ont pr\u00e9c\u00e9demment travaill\u00e9 sur le film\u00a0<em>Noces<\/em>, de Stephan Streker, ou encore\u00a0<em>Viva Riva\u2009!<\/em>, du Congolais Djo Tonda wa Munga. Apr\u00e8s avoir un temps envisag\u00e9 d\u2019en faire un long-m\u00e9trage, ils travaillent sur un projet de s\u00e9rie t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e. Et discutent notamment avec Canal+.<\/p>\n<hr \/>\n<h2>La photo de Keziah Jones, le featuring avec Baloji<\/h2>\n<p>En cherchant une illustration pour la couverture de\u00a0<em>La Belle de Casa<\/em>, Actes Sud est tomb\u00e9 sur cette photo, prise il y a plusieurs ann\u00e9es, montrant un extravagant jeune Noir. Ce que la maison d\u2019\u00e9dition ignorait alors, c\u2019est qu\u2019elle repr\u00e9sentait le chanteur d\u2019origine nig\u00e9riane Keziah Jones, m\u00e9connaissable. Contact\u00e9, celui-ci a finalement donn\u00e9 son accord.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-619317 aligncenter\" src=\"http:\/\/www.jeuneafrique.com\/medias\/2018\/08\/24\/25897hr_-e1535390900503.jpg\" alt=\"\" width=\"321\" height=\"600\" \/><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Vous en Europe, l\u00e0\u2009! Congolais d\u2019outre-mer\u2009!\u00a0\u00bb Le dernier album du chanteur d\u2019origine congolaise Baloji,\u00a0<em>137 avenue Kaniama<\/em>, est ponctu\u00e9 de phrases \u00e9nigmatiques, prononc\u00e9es d\u2019une voix ultragrave. Il s\u2019agit en fait de celle d\u2019In Koli Jean Bofane.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<\/div>\n<\/article>\n<\/div>\n<div style=\"text-align:center\" class=\"wps-pgfw-pdf-generate-icon__wrapper-frontend\">\n\t\t<a href=\"https:\/\/congokin.blog?action=genpdf&amp;id=2695\" class=\"pgfw-single-pdf-download-button\" ><img src=\"https:\/\/congokin.blog\/wp-content\/plugins\/pdf-generator-for-wp\/admin\/src\/images\/PDF_Tray.svg\" title=\"G\u00e9n\u00e9rer un PDF\" style=\"width:auto; height:45px;\"><\/a>\n\t\t<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Litt\u00e9rature \u2013 In Koli Jean Bofane\u2009: \u00ab\u00a0Je taquine mes\u00a0fr\u00e8res marocains\u00a0\u00bb R\u00c9SERV\u00c9 AUX ABONN\u00c9S\u00a0|\u00a028 ao\u00fbt 2018 \u00e0 16h59\u00a0|\u00a0Par\u00a0Pierre Boisselet Remarqu\u00e9 lors de la sortie de \u00ab Math\u00e9matiques congolaises \u00bb, il y a dix ans, l\u2019\u00e9crivain congolais, Jean Bofane\u2009\u00e9voque aujourd\u2019hui la condition des migrants en Afrique du Nord avec son nouveau livre : \u00ab La Belle de [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[7,1],"tags":[],"class_list":["post-2695","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-politique","category-uncategorized"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/congokin.blog\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2695","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/congokin.blog\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/congokin.blog\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/congokin.blog\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/congokin.blog\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2695"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/congokin.blog\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2695\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/congokin.blog\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2695"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/congokin.blog\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2695"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/congokin.blog\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2695"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}