{"id":4771,"date":"2019-04-23T03:36:57","date_gmt":"2019-04-23T03:36:57","guid":{"rendered":"https:\/\/congokin.media\/?p=4771"},"modified":"2019-04-23T03:36:57","modified_gmt":"2019-04-23T03:36:57","slug":"4771","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/congokin.blog\/?p=4771","title":{"rendered":""},"content":{"rendered":"\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><strong>MESSAGE DU CET CONCERNANT LE PROJET INGA<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le 22 Avril 2019<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1001\" height=\"478\" src=\"https:\/\/congokin.blog\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/PierrePicture.gif\" alt=\"\" class=\"wp-image-3528\"\/><figcaption>Coordonateur du CET<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Chers Compatriotes,<\/p>\n\n\n\n<p>Je vous prie de bien vouloir m\u2019excuser\nd\u2019avoir mis pr\u00e8s d\u2019une semaine avant de revenir vers vous avec le dossier de\nproduction d\u2019\u00e9nergie \u00e9lectrique. J\u2019\u00e9tais tr\u00e8s occup\u00e9 ces jours-ci et je devais\naussi lire les articles du Professeur Sinaseli qui m\u2019ont \u00e9t\u00e9 recommand\u00e9s par\nmon cadet- \u00ab\u00e0 moi tout seul&nbsp;\u00bb- Evariste Mpow. <\/p>\n\n\n\n<p>Ouvrons une parenth\u00e8se. Je n\u2019aborderai\npas ici les probl\u00e8mes des ports de la RDC sur l\u2019Atlantique qui doivent \u00eatre d\u00e9velopp\u00e9s\navant de penser \u00e0 toute ouverture par le biais du port de Pointe-Noire. La RDC,\npar ses potentialit\u00e9s, \u00e0 la vocation de devenir la premi\u00e8re puissance \u00e9conomique\nd\u2019Afrique. Aucun Etat ne peut atteindre ce statut sans avoir ses propres ports.\nLa parenth\u00e8se est ferm\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans un de document &nbsp;de la Banque Mondiale &nbsp;intitul\u00e9 &nbsp;\u00ab&nbsp;DRC INGA 3 AND MID-SIZE HYDROPOWER\nDEVELOPMENT TA&nbsp;\u00bb du 5 f\u00e9vrier 2018, &nbsp;j\u2019ai tir\u00e9 le passage suivant&nbsp;: <\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;L\u2019\u00e9nergie\nhydro\u00e9lectrique de la RDC a \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9e comme un changeur de jeu r\u00e9gional\nsusceptible d\u2019\u00e9clairer le continent africain. La RDC poss\u00e8de un \u00e9norme\npotentiel hydro\u00e9lectrique estim\u00e9 \u00e0 100 GW (\u00e9quivalent environ 774 TWh par an),\nle troisi\u00e8me plus grand potentiel de pays derri\u00e8re la Chine et la Russie. Avec\n40 GW, Inga serait le plus grand site hydro\u00e9lectrique du monde et l\u2019une des\nsources d\u2019\u00e9nergie les plus rentables du continent (le co\u00fbt de production \u00e9tait\nestim\u00e9 \u00e0 0,03 USD par kWh au moment de l\u2019examen). Les pays du pool \u00e9nerg\u00e9tique\nd&rsquo;Afrique australe (SAPP) constituaient un march\u00e9 naturel pour\nl&rsquo;hydro\u00e9lectricit\u00e9 de la RDC \u00e9tant donn\u00e9 que cette derni\u00e8re est d\u00e9j\u00e0\ninterconnect\u00e9e avec le r\u00e9seau SAPP. L&rsquo;Afrique du Sud&nbsp; est&nbsp; un\nacheteur solvable pour des projets hydro\u00e9lectriques en RDC&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Quel est ce Congolais qui ne\nsentira pas vibrer en lui la fiert\u00e9 d\u2019\u00eatre issu d\u2019un pays aussi rare, avec ses\npotentialit\u00e9s \u00e9nergiques qui ne s\u2019\u00e9puisent pas&nbsp;; et ce, sans parler des\nvastes ressources min\u00e9rales inexploit\u00e9es, \u00e9valu\u00e9es \u00e0 24 trillions de\ndollars&nbsp; ainsi que d\u2019une population de 80 millions de personnes en majorit\u00e9\njeunes capables de constituer un grand march\u00e9 int\u00e9rieur?<\/p>\n\n\n\n<p>Cependant, si nous ne savons pas\nutiliser ces potentiels de fa\u00e7on intelligente, elles ne seront jamais exploit\u00e9es\nau profit des Congolais. Bien au contraire, elles demeureront, pour ceux qui\nles envient, une invitation \u00e0 nous d\u00e9stabiliser.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ai parcouru les analyses de\nnotre compatriote Sinaseli et le f\u00e9licite sur la quantit\u00e9 et la qualit\u00e9 des\ndocuments produits. Je les ai remises au Dr. Andy, notre archiviste du CET,\navec le lien de la page web.<\/p>\n\n\n\n<p>Cependant, bien qu\u2019il y ait\nconvergence de vue entre nous concernant la n\u00e9cessit\u00e9 de produire de l\u2019\u00e9nergie hydro\u00e9lectrique\npour sortir notre peuple de la pauvret\u00e9, j\u2019ai aussi constat\u00e9 que nous avons des\ndivergences profondes concernant&nbsp;: la classification des centrales hydro\u00e9lectriques&nbsp;;\nla compr\u00e9hension des m\u00e9gaprojets&nbsp;; la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019une strat\u00e9gie pour g\u00e9rer\nles co\u00fbts&nbsp;; la question de l\u2019endettement.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>CLASSIFICATION DES CENTRALES HYDRO\u00c9LECTRIQUES&nbsp;:<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Dans un document du Prof. Sinaseli,\nnous avons lu cet extrait&nbsp;: <\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;La R.D.C. compte 44\ncentrales \u2026auxquelles il faut ajouter aujourd\u2019hui les centrales\nhydro\u00e9lectriques de Kakobola sur la rivi\u00e8re Kwilu dans le Bandundu (9,3 MW),\nZongo 2 sur la rivi\u00e8re Inkisi dans le Bas-Congo (150 MW) et Katende sur la\nrivi\u00e8re Luluwa dans le Kasa\u00ef Central (64 MW). La microcentrale hydro\u00e9lectrique de\nKatende est, comme on le constate, la plus petite de ces trois microcentrales<\/em>&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"360\" height=\"240\" src=\"https:\/\/congokin.blog\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/BarageKatende.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-4772\" srcset=\"https:\/\/congokin.blog\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/BarageKatende.jpg 360w, https:\/\/congokin.blog\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/BarageKatende-300x200.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 360px) 100vw, 360px\" \/><figcaption>Centrale Hydroelectrique Katende<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Nous ne sommes ni d\u2019accord avec la d\u00e9nomination \u00ab&nbsp;microcentrale\nhydro\u00e9lectrique&nbsp;\u00bb utilis\u00e9e pour d\u00e9signer les centrales ici pr\u00e9cit\u00e9es &nbsp;ni avec l\u2019affirmation selon laquelle la\ncentrale construite dans l\u2019espace kasaien est la plus petite. Nous\nreconnaissons que la construction de la centrale de Katende avait soulev\u00e9\nbeaucoup de passion&nbsp; mais que dans le\ncadre des &nbsp;recherches de solutions \u00e9nerg\u00e9tiques\ndurables pour notre pays, nous devrions nous limiter \u00e0 ses aspects techniques\nen &nbsp;\u00e9viter de la politiser.<\/p>\n\n\n\n<p>En effet, on\ndistingue deux grandes classes de centrales hydro\u00e9lectriques suivant leur\npuissance install\u00e9e&nbsp;: les&nbsp;<strong>grandes centrales hydro\u00e9lectriques&nbsp;<\/strong>(GCH)\net les&nbsp;<strong>petites centrales hydro\u00e9lectriques<\/strong>&nbsp;(PCH).\nLa limite entre ces deux cat\u00e9gories peut varier d\u2019un pays \u00e0 l\u2019autre, mais elle\nest g\u00e9n\u00e9ralement situ\u00e9e \u00e0 10 MW. <\/p>\n\n\n\n<p>Les grandes\ncentrales hydro\u00e9lectriques (GCH) peuvent \u00eatre subdivis\u00e9es en gigacentrales\n(&gt; 1 000 MW), grandes centrales (200 MW \u00e0 1000MW) et centrales de taille\nmoyenne (10 MW \u00e0 200 MW].<\/p>\n\n\n\n<p>Les petites centrales hydro\u00e9lectriques (PCH), quant \u00e0 elles, sont subdivis\u00e9es\nen petites centrales (500 kW \u00e0 10 MW), microcentrales (20 kW \u00e0 500 kW) et picocentrales\n(moins de 20 kW). <\/p>\n\n\n\n<p>Or, diff\u00e9rence dans la\nclassification des centrales hydro\u00e9lectriques signifie aussi diff\u00e9rence dans la\ncomplexit\u00e9 de la technologie pour l\u2019installation de tel ou tel type de centrale.\nEn principe, le degr\u00e9 de complexit\u00e9 technologique d\u2019une PCH sera plus faible que celui\nd\u2019une GCH. <\/p>\n\n\n\n<p>Selon le\ndocument de la Banque Mondiale, le site du grand Inga disposerait d\u2019une\ncapacit\u00e9 exploitable \u00e9valu\u00e9e \u00e0 40 GW, le classant \u00e0 la premi\u00e8re place mondiale.\nHormis ce site d\u2019Inga, il existe aussi en RDC 62 sites\ncapables de recevoir des centrales de taille moyenne d\u2019une capacit\u00e9 totale\ncombin\u00e9e d\u2019environ 30 GW. Parmi\nces sites figure Katende&nbsp;: la centrale hydro\u00e9lectrique de Katende, avec\nune puissance install\u00e9e de 65 MW, n\u2019est pas une microcentrale&nbsp;; et ce, m\u00eame\ndans le standard am\u00e9ricain et canadien. <\/p>\n\n\n\n<p>Nous pensons\nque, au lieu de nous focaliser sur la construction du grand Inga, il vaudrait\nmieux commencer par concentrer nos premiers efforts sur l\u2019installation des\ncentrales de taille moyenne. En effet, pourquoi commencer par le projet le plus\ncomplexe au lieu du plus simple, par le plus difficile au lieu du plus\nfacile&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>La Chine,\nqui est la plus grande puissance productrice d\u2019\u00e9nergie \u00e9lectrique au monde,\nexploite une majorit\u00e9 de centrales moyennes, qui lui fournissent pr\u00e8s de 60&nbsp;%\nde son \u00e9lectricit\u00e9. Bien qu\u2019elle vienne de construire la plus grande centrale\ndu monde, elle a eu <strong>la sagesse de ne pas\ncommencer par la plus grande et la plus complexe des centrales, mais par des\ncentrales de capacit\u00e9 modeste.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>M\u00c9GAPROJETS ET CONTR\u00d4LE DES CO\u00dbTS<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Pour\nmener \u00e0 bien un projet, il faut savoir contr\u00f4ler ses co\u00fbts, de la phase de\nplanification jusqu\u2019\u00e0 la phase op\u00e9rationnelle. <\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e8s\nl\u2019\u00e9tape initiale du projet est indiqu\u00e9 un montant global, sous forme d\u2019estimation\ndes co\u00fbts, pour obtenir l\u2019approbation du projet par toutes les parties habilit\u00e9es\n\u00e0 prendre la d\u00e9cision. Cette estimation repr\u00e9sente des pr\u00e9visions approximatives\nde co\u00fbts qui serviront \u00e0 la planification budg\u00e9taire aux premi\u00e8res \u00e9tapes de\nl\u2019\u00e9laboration du projet. Elle est en principe bas\u00e9e sur l\u2019\u00e9nonc\u00e9 de la demande\n(ou d\u2019un besoin), les b\u00e9n\u00e9fices escompt\u00e9s, les technologies qui seront utilis\u00e9es\npour la r\u00e9alisation du projet, notamment. Pour la bonne performance de\nr\u00e9alisation d\u2019un projet, l\u2019\u00e9cart entre les co\u00fbts pr\u00e9vus et le total des\nd\u00e9penses engag\u00e9es \u00e0 la fin du projet doit \u00eatre maintenu au minimum.<\/p>\n\n\n\n<p>Les projets d\u2019infrastructure (centrale hydro\u00e9lectrique,\nroute, a\u00e9roport, etc.) sont tr\u00e8s co\u00fbteux. Leurs estimations s\u2019\u00e9valuent g\u00e9n\u00e9ralement\nen millions de dollars. Et, quand ce co\u00fbt est estim\u00e9 \u00e0 plus d\u2019un milliard de\ndollars, le projet est class\u00e9 dans la cat\u00e9gorie des \u00ab&nbsp;m\u00e9gaprojets&nbsp;\u00bb. Un\nm\u00e9gaprojet n\u2019est pas seulement un projet co\u00fbteux, mais un projet dont la caract\u00e9ristique\nprincipale est le manque de fiabilit\u00e9 des pr\u00e9visions y relatives. Paradoxalement,\nles performances des m\u00e9gaprojets sont g\u00e9n\u00e9ralement tr\u00e8s m\u00e9diocres, ce qui se traduit\npar des \u00e9carts substantiels par rapport aux pr\u00e9visions de co\u00fbts et de d\u00e9lais de\nmise en service, ainsi que par des d\u00e9ficits plut\u00f4t que des b\u00e9n\u00e9fices. <\/p>\n\n\n\n<p>Les performances m\u00e9diocres des\nm\u00e9gaprojets sont dues au fait que les parties prenantes sont incit\u00e9es (voire encourag\u00e9es\n\u00e0 cause de la corruption) \u00e0 <strong>sous-estimer\nles co\u00fbts, \u00e0 surestimer les b\u00e9n\u00e9fices, \u00e0 sous-\u00e9valuer l\u2019impact environnemental,\n\u00e0 surestimer les effets du d\u00e9veloppement \u00e9conomique,<\/strong> <strong>et surtout \u00e0 sous-\u00e9valuer les d\u00e9lais de livraison<\/strong>&nbsp;; et ce, dans\nle seul but de faire accepter le projet&nbsp;! Et, une fois le m\u00e9gaprojet a\nd\u00e9marr\u00e9, il devient difficile de l\u2019arr\u00eater, de peur de n\u2019avoir investi beaucoup\nd\u2019argent pour rien.<\/p>\n\n\n\n<p>Tout ceci est corrobor\u00e9 par\nl\u2019histoire r\u00e9cente du projet INGA 2, qui a co\u00fbt\u00e9 plus de 6 fois les estimations\ninitiales annonc\u00e9es lors du lancement en 1972. Par ailleurs, le courant d\u2019INGA 2\nn\u2019est arriv\u00e9 au Katanga qu\u2019en 1984, soit 7 ans apr\u00e8s la date pr\u00e9vue, et repr\u00e9sente\nun apport \u00e9nerg\u00e9tique de seulement 13&nbsp;% de la capacit\u00e9 nominale.\nD\u2019ailleurs, depuis son inauguration en 1982, INGA 2 n\u2019a jamais d\u00e9pass\u00e9 50&nbsp;%\nde sa capacit\u00e9 nominale. <\/p>\n\n\n\n<p>En 1979, interpell\u00e9 par le\nCongr\u00e8s am\u00e9ricain \u00e0 cause des continuelles demandes d\u2019extensions de cr\u00e9dit\ngarantis par les Etats-Unis et de rallonges de d\u00e9lais pour achever le projet,\nM. Donald Stingel, un des directeurs de Eximbank, avoua devant le Congr\u00e8s&nbsp;:\n<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab Je pense personnellement que dans le concept original du projet, tout\nl&rsquo;aspect logistique ne fut pas r\u00e9ellement pris en compte. Le travail est\nbeaucoup plus difficile que ce qui a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9vu initialement (&#8230;) Ce n&rsquo;est\npas un bon projet \u2026 le prix de l&rsquo;\u00e9nergie \u00e9lectrique d&rsquo;Inga-Shaba s&rsquo;\u00e9l\u00e8vera\npendant plus de 50 ans \u00e0 plus de quatre fois le prix actuel de vente\nd&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9.&nbsp;\u00bb <\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi<em>,<\/em> M. Lannon Walker, secr\u00e9taire d\u2019\u00c9tat adjoint charg\u00e9 des Affaires\nafricaines au D\u00e9partement d\u2019\u00c9tat, d\u00e9clara&nbsp;: \u00ab&nbsp;Ce qui importe plus\nencore, c\u2019est que nous estimons le projet valable par rapport \u00e0 la politique\nglobale des Etats-Unis au Za\u00efre&nbsp;\u00bb. C\u2019\u00e9tait encore la p\u00e9riode de la Guerre froide\net le Congr\u00e8s am\u00e9ricain accepta de garantir un \u00e9ni\u00e8me dernier cr\u00e9dit pour INGA\n2.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le contr\u00f4le des co\u00fbts et des d\u00e9lais de mise en service est donc\nprobl\u00e9matique pour les m\u00e9gaprojets<\/strong><strong>. Toutefois, \u00e9tant donn\u00e9 que les m\u00e9gaprojets sont indispensables pour le\nd\u00e9veloppement des pays, on ne peut les proscrire. Il faut plut\u00f4t chercher \u00e0\n\u00e9laborer des strat\u00e9gies capables de maximiser le contr\u00f4le de leurs co\u00fbts.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>QUELLE STRAT\u00c9GIE POUR LA MA\u00ceTRISE DES CO\u00dbTS DES M\u00c9GAPROJETS&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Pour le d\u00e9veloppement de notre\npays, la construction de barrages et de centrales hydro\u00e9lectriques, ainsi que\nde lignes de transport de courant \u00e0 haute tension, n\u2019est pas une fin en soi.\nL\u2019objectif, c\u2019est la production d\u2019\u00e9lectricit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans les d\u00e9veloppements des\nprojets en Am\u00e9rique, deux strat\u00e9gies sont couramment utilis\u00e9es&nbsp;: il s\u2019agit\nde deux approches, \u00ab&nbsp;Top-Down&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;Bottom-Up&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><strong>La strat\u00e9gie Top-Down <\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Appliqu\u00e9e au probl\u00e8me de la\nproduction d\u2019\u00e9lectricit\u00e9, cette strat\u00e9gie consiste \u00e0 produire une tr\u00e8s grande quantit\u00e9\nd\u2019\u00e9lectricit\u00e9 (E) \u00e0 partir d\u2019un site&nbsp;; l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 sera ensuite distribu\u00e9e\nlargement, et m\u00eame vendue \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur.<\/p>\n\n\n\n\n\n<p>&nbsp;\u00e8 E1 + E2\n+ E3 + E4 + E5+ &#8230; En. <\/p>\n\n\n\n<p>La strat\u00e9gie\n\u00ab&nbsp;Top-Down&nbsp;\u00bb de d\u00e9veloppement est g\u00e9n\u00e9ralement tr\u00e8s co\u00fbteuse, et un\npays doit souvent emprunter de l\u2019argent aupr\u00e8s de grandes organisations comme\nla Banque Mondiale ou d\u2019entreprises de pays d\u00e9velopp\u00e9s. Les ressources doivent \u00eatre\nmobilis\u00e9es d\u00e8s le d\u00e9marrage du projet. La grande taille du projet rend difficile\nla quantification des co\u00fbts et des avantages r\u00e9els de la production d\u2019\u00e9nergie\nhydro\u00e9lectrique, ainsi que l\u2019identification des obstacles inh\u00e9rents au\nd\u00e9ploiement de la production d\u2019hydro\u00e9lectricit\u00e9. Le d\u00e9lai de livraison est tr\u00e8s\nlong et toujours \u00e9lastique. La production d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 intervient seulement\napr\u00e8s la mise en \u0153uvre de toute l\u2019infrastructure du projet. C\u2019est seulement au\nstade final que l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 produite est alors distribu\u00e9e aux consommateurs.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans cette approche, les\nd\u00e9cisions relatives \u00e0 tout le syst\u00e8me seront g\u00e9n\u00e9ralement prises par le\ngouvernement et les groupes d\u2019influence externes impliqu\u00e9s. Les populations\nlocales qui seront touch\u00e9es par le programme n\u2019auront que tr\u00e8s peu \u00e0 dire et\ntr\u00e8s peu d\u2019influence sur le projet.<\/p>\n\n\n\n<p>Par exemple pour la construction\nd\u2019INGA 2, la d\u00e9cision avait \u00e9t\u00e9 prise une ann\u00e9e avant la fin des travaux de\nINGA 1&nbsp;; et ce, sous l\u2019influence, notamment, de la Belgique, qui accorda un\ncr\u00e9dit d\u2019\u00c9tat \u00e0 \u00c9tat au Za\u00efre de Mobutu (pour motiver Mobutu \u00e0 accorder des gros\ncontrats aux compagnies belges dont ACEC &nbsp;et SAFRICAS&nbsp;\nainsi que faciliter les premiers paiements aux compagnies belges\nengag\u00e9es dans la construction de INGA 2), alors que le Za\u00efre n\u2019en avait pas\nbesoin. <\/p>\n\n\n\n<p><strong>La strat\u00e9gie Bottom-Up<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La finalit\u00e9 \u00e9tant la production d\u2019une\ngrande quantit\u00e9 d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 \u00e0 prix bas, un m\u00e9gaprojet peut \u00eatre subdivis\u00e9 en nombreuses composantes, chacune \u00e9tant con\u00e7ue et construite\ns\u00e9par\u00e9ment (elles sont appel\u00e9es \u00ab&nbsp;builds&nbsp;\u00bb). <\/p>\n\n\n\n\n\n<p>E1 + E2 + E3 + E4 + E5 + &#8230; En \u00e8 <\/p>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\">Ces composantes seront des centrales hydro\u00e9lectriques de taille moyenne, ce qui r\u00e9duit leur complexit\u00e9. Chaque composante est livr\u00e9e \u00e0 la communaut\u00e9 lorsqu\u2019elle est termin\u00e9e. Cela permet une utilisation partielle du syst\u00e8me et \u00e9vite un long temps de d\u00e9veloppement. Par ailleurs, le volume de l\u2019investissement initial est tr\u00e8s r\u00e9duit, \u00e9vitant ainsi la longue attente des capitaux d\u2019organisations ext\u00e9rieures. Ce mod\u00e8le de d\u00e9veloppement permet aussi de la d\u00e9tection rapide d\u2019\u00e9ventuels probl\u00e8mes au niveau des composantes et leur correction sans devoir arr\u00eater tout le projet.<\/pre>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\">&nbsp;<\/pre>\n\n\n\n<p>Nous proposons donc d\u2019atteindre\nles \u00be des capacit\u00e9s du grand Inga avant 2060 en lan\u00e7ant des plans d\u00e9cennaux\nvisant d\u2019abord les 62 sites identifi\u00e9s pour la mise en service de centrales de\ntaille moyenne, \u00e0 raison de 5 ou 6&nbsp; \u00e0 la\nfois (construction en parall\u00e8le). Une telle approche permettra \u00e0 la RDC\nd\u2019augmenter sa capacit\u00e9 de production hydro\u00e9lectrique de 2,5 GW tous les trois\nans&nbsp;; et ce, de fa\u00e7on it\u00e9rative. Apr\u00e8s le premier cycle, la t\u00e2che sera d\u2019autant\nplus facile.<\/p>\n\n\n\n<p>Ceci n\u00e9cessite un investissement\ninitial de seulement 2 milliards de dollars, parce que le projet\ns\u2019autofinancera \u00e0 partir de la 5e ann\u00e9e si l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 produite est bien\ng\u00e9r\u00e9e. Avec l\u2019organisation du dernier scrutin par ses propres ressources, l\u2019\u00c9tat\ncongolais a prouv\u00e9 au monde qu\u2019il pouvait mobiliser 2 milliards de dollars sans\ntrop de probl\u00e8mes. \u00c0 quelque chose malheur peut \u00eatre bon.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>LE PROBL\u00c8ME DE LA DETTE<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 propos de la dette, le CET\npropose de compter d\u2019abord sur la mobilisation des ressources internes, dont le\nco\u00fbt sera seulement une fraction des 11 milliards de dollars, ne f\u00fbt-ce que s\u2019agissant\ndu d\u00e9marrage de INGA 3. <\/p>\n\n\n\n<p>Nous sommes donc \u00e9galement d\u2019accord\navec le professeur Sinaseli &nbsp;dans ce sens\nque la dette peut nous servir \u00e0 renforcer les capacit\u00e9s productives et \u00e0 stimuler la\ntransformation structurelle, notamment dans la production d\u2019hydro\u00e9lectricit\u00e9, mais \u00e0\ncondition qu\u2019elle soit bien g\u00e9r\u00e9e. En revanche, nous ne sommes donc pas d\u2019accord quand\nil affirme ceci&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;La R.D.C., vaste pays\nau riche potentiel min\u00e9ral et \u00e9nerg\u00e9tique, a une dette publique insignifiante,\nlargement inf\u00e9rieure \u00e0 celles de plusieurs pays occidentaux et africains\nn\u2019ayant pas les m\u00eames potentialit\u00e9s et, par cons\u00e9quent, les m\u00eames capacit\u00e9s de\nremboursement ! Nous devrons tous d\u00e9noncer cette situation.&nbsp;\u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>En effet, bien que notre pays dispose de\npotentialit\u00e9s immenses et que, comparativement \u00e0 beaucoup d\u2019autres pays, le\nvolume de la dette publique de la RDC n\u2019est pas tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9e, nous ne devons pas\noublier que ce niveau d\u2019endettement est tr\u00e8s bas parce que les principales\ndettes sous Mobutu avaient \u00e9t\u00e9 effac\u00e9es&#8230; \u00e0 cause de l\u2019incapacit\u00e9 de notre\npays \u00e0 les honorer&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>Notre pays est donc comparable \u00e0\nun individu qui s\u2019est plac\u00e9 en faillite. Certes, certains bailleurs de fonds peuvent\npermettre \u00e0 notre pays d\u2019obtenir d\u2019autres pr\u00eats, mais la faillite pass\u00e9e et\nl\u2019instabilit\u00e9 r\u00e9currente en RDC (instabilit\u00e9 que certains encouragent) seront\nune raison pour imposer des taux d\u2019int\u00e9r\u00eat et des frais \u00e9lev\u00e9s. Nous ne sommes\nplus durant la Guerre froide, quand les puissances occidentales cosignaient nos\nemprunts. En tout cas, il est difficile de concevoir qu\u2019un pays dont le PIB s\u2019\u00e9l\u00e8ve\nseulement \u00e0 40 milliards de dollars obtienne un emprunt de 80 milliards de\ndollars&nbsp;! Il faut d\u2019abord \u00e9lever le PIB.<\/p>\n\n\n\n<p>En effet, contrairement \u00e0 ce qui est \u00e9crit\nci-dessus, la capacit\u00e9 de rembourser ne se mesure pas en \u00ab&nbsp;potentialit\u00e9s&nbsp;\u00bb,\nmais d\u2019abord en PIB. <\/p>\n\n\n\n<p>Le poids de la dette d\u2019un pays se mesure d\u2019ailleurs\npar le ratio [Dette]\/[PIB]. Quand ce ratio est sup\u00e9rieur \u00e0 0,6, la dette du\npays est consid\u00e9r\u00e9e comme lourde. Certes, certains pays d\u00e9passent ce seuil sans\ntrop s\u2019inqui\u00e9ter, car ils sont stables et ont une \u00e9conomie performante, ce qui\nrassure les pr\u00eateurs. C\u2019est le cas des Etats-Unis, du Japon, etc. Faut-il\nrappeler que nous ne sommes pas dans la m\u00eame situation que ces pays&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Par ailleurs, nous ne devons pas oublier que l\u2019acc\u00e9l\u00e9ration\nde la dette ext\u00e9rieure a toujours des cons\u00e9quences budg\u00e9taires n\u00e9fastes. Pour\npayer la dette, des coupes devront \u00eatre faites sur les programmes sociaux, sur\nl\u2019investissement public, et m\u00eame sur l\u2019investissement en ressources humaines.\nL\u2019inflation ainsi que la d\u00e9pr\u00e9ciation de la monnaie, nous avons d\u00e9j\u00e0 connu cela\nsous Mobutu.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour revenir sur le retard pris pour construire\nKatende, ce retard \u00e9tait aussi la cons\u00e9quence de l\u2019endettement pour INGA 2,\npour lequel les bailleurs, regroup\u00e9s au sein de CIS, avaient impos\u00e9 des\nconditions usuri\u00e8res. Le remboursement devrait s\u2019\u00e9chelonner entre trois et\ndix-sept ann\u00e9es et demie, avec une p\u00e9riode de gr\u00e2ce de quatre ans. L\u2019\u00c9tat\ncongolais devait commencer \u00e0 rembourser la dette en 1976, alors la mise en\nservice de la ligne n\u2019interviendra qu\u2019en 1984.<\/p>\n\n\n\n<p>INGA 2 a \u00e9t\u00e9 aussi la cause de l\u2019ass\u00e8chement des\nfinances publiques de l\u2019\u00c9tat Za\u00efre (en plus de la gestion de Mobutu). Et il est\ndommage que des cadres congolais ne se rappellent plus cette faillite qu\u2019avait caus\u00e9e\nle m\u00e9gaprojet INGA 2 et sont pr\u00eats \u00e0 faire b\u00e9gayer l\u2019histoire.<\/p>\n\n\n\n<p>Tout comme la RDC n\u2019a pas besoin d\u2019INGA 3\naujourd\u2019hui, le Za\u00efre n\u2019avait pas besoin de INGA 2 en 1972, parce que la G\u00e9camines\n\u00e9tait d\u00e9j\u00e0 pr\u00eate \u00e0 d\u00e9marrer la construction de la centrale hydro\u00e9lectrique de\ntaille moyenne de Busanga, station d\u2019une capacit\u00e9 de 150 MW, avec un\nfinancement de la Banque mondiale a la hauteur de seulement 65 millions de\ndollars&nbsp;!&nbsp; La construction de la\ncentrale de Busanga a commenc\u00e9 seulement en 2017.<\/p>\n\n\n\n<p>Le projet du Grand Inga est cit\u00e9\nparmi les plus importants m\u00e9gaprojets du 21e si\u00e8cle, mais son co\u00fbt est excessif\npar rapport aux autres projets. Il est \u00e9valu\u00e9 \u00e0 80 milliards de dollars, alors\nque le projet am\u00e9ricano-russe de construction d\u2019un tunnel <strong>sous le d\u00e9troit de B\u00e9ring entre la Sib\u00e9rie et\nl\u2019Alaska est \u00e9valu\u00e9 \u00e0 65 milliards de dollars.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Qui va nous pr\u00eater l\u2019argent\npour la construction du grand Inga&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Au lieu de continuer \u00e0 r\u00eaver de la construction de la plus grande centrale\nhydro\u00e9lectrique du monde alors que nous sommes d\u00e9pourvus de ressources, ne\nserait-il pas plus judicieux que vous appuyiez la solution du CET pour d\u00e9velopper,\ndans un premier temps, 62 centrales hydro\u00e9lectriques de taille moyenne, suivant\nla strat\u00e9gie Bottom-Up expliqu\u00e9e plus haut<\/strong><strong>&nbsp;? <\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>CONCLUSION&nbsp;<\/strong><strong>:<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Pourquoi faire \u00ab&nbsp;compliqu\u00e9&nbsp;\u00bb quand on peut faire \u00ab&nbsp;simple&nbsp;\u00bb&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;S\u2019ils semblent s\u00e9duisants par le\npouvoir, au moins symbolique, qu\u2019ils semblent procurer, les m\u00e9gaprojets sont en\nr\u00e9alit\u00e9 des projets m\u00e9galomaniaques, aux m\u00e9ga-risques, aux m\u00e9ga-co\u00fbts et aux\nm\u00e9ga-illusions, et ce, au d\u00e9triment de la population. Commen\u00e7ons d\u2019abord par\nprouver au reste du monde que nous arrivons \u00e0 construire et g\u00e9rer des centrales\nutiles et efficaces, de taille relativement modeste. Sur la base de l\u2019expertise\nainsi accumul\u00e9e, nous aurons ensuite tout loisir, \u00e0 plus long terme, de trouver\nles fonds et les d\u00e9bouch\u00e9s de l\u2019un ou l\u2019autre plus grand projet, si ce besoin\ndevait encore \u00eatre d\u2019actualit\u00e9.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Pierre Vile-Linda SULA<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Architect<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Coordonnateur du CET<\/strong><\/p>\n<div style=\"text-align:center\" class=\"wps-pgfw-pdf-generate-icon__wrapper-frontend\">\n\t\t<a href=\"https:\/\/congokin.blog?action=genpdf&amp;id=4771\" class=\"pgfw-single-pdf-download-button\" ><img src=\"https:\/\/congokin.blog\/wp-content\/plugins\/pdf-generator-for-wp\/admin\/src\/images\/PDF_Tray.svg\" title=\"G\u00e9n\u00e9rer un PDF\" style=\"width:auto; height:45px;\"><\/a>\n\t\t<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>MESSAGE DU CET CONCERNANT LE PROJET INGA Le 22 Avril 2019 Chers Compatriotes, Je vous prie de bien vouloir m\u2019excuser d\u2019avoir mis pr\u00e8s d\u2019une semaine avant de revenir vers vous avec le dossier de production d\u2019\u00e9nergie \u00e9lectrique. J\u2019\u00e9tais tr\u00e8s occup\u00e9 ces jours-ci et je devais aussi lire les articles du Professeur Sinaseli qui m\u2019ont \u00e9t\u00e9 [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-4771","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-uncategorized"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/congokin.blog\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4771","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/congokin.blog\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/congokin.blog\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/congokin.blog\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/congokin.blog\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4771"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/congokin.blog\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4771\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/congokin.blog\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4771"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/congokin.blog\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4771"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/congokin.blog\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4771"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}