ON THE DETENTION OF LUMUMBA IN 1956 (By Kanza)

Lumumba, who was tall, slim, always well-dressed, and sociable, made an instant impression. He appeared to me as the living symbol of mankind’s struggle for emancipation. His powers of observation and oratory impressed all his friends and aroused fear in his critics. He had an astonishing ability to cope with difficult situations and was often able to impress people whom one would have thought better informed and educated than himself. His thirst for knowledge was insatiable; he was a voracious reader and to a large extent self-taught. In this he was helped by European friends who obtained books and periodicals for him from abroad. He realized at an early stage, during his visit to Belgium especially, that he would have to overcome a great many obstacles if he was to achieve his ambitions. The next time I saw him was in the Congo in 1957, and he was in a very unhappy situation.

After Lumumba’s return from Belgium Buisseret had decided to appoint him to his staff at the Ministry, which Lumumba would have been the first Congolese to join. But the appointment never materialized, probably because it displeased the authorities at Stanleyville. Lumumba, then employed at the Post Office, was arrested, charged with embezzling Post Office funds and sentenced to two years’ imprisonment by a district court. The Belgian and colonial press seized upon the incident as a way of discrediting him. Many colonial Belgians were very eager to prevent his rise to popularity and power: prevention, they thought, was better than cure. He appealed and was transferred to Leopoldville; and it was there in 1957 that I saw him for the second time, in the prisoner’s dock at the Tribunal de premiere instance. He was neatly dressed and had a dignified look about him.

The avocat general, de Warseghere, addressed the court for the prosecution. In his statement he extolled Belgian colonization for all the benefits of civilization that it had brought to the Congo. He denigrated the black race and pointed to Lumumba as a typical example of those Congolese who nursed the illusion of being equal to the white man and capable of taking his place in certain fields.

SUR LA DÉTENTION DE LUMUMBA EN 1956 (Par Kanza)

Lumumba, qui était grand, mince, toujours bien habillé et sociable, a fait une impression instantanée. Il m’est apparu comme le symbole vivant de la lutte de l’humanité pour l’émancipation. Ses talents d’observateur et d’orateur impressionnaient tous ses amis et suscitaient la peur chez ses détracteurs. Il avait une étonnante capacité à faire face à des situations difficiles et était souvent capable d’impressionner des gens que l’on aurait cru mieux informés et éduqués que lui. Sa soif de connaissance était insatiable ; C’était un lecteur vorace et, dans une large mesure, autodidacte. En cela, il a été aidé par des amis européens qui lui ont procuré des livres et des périodiques de l’étranger. Il s’est rendu compte très tôt, notamment lors de sa visite en Belgique, qu’il devrait surmonter de nombreux obstacles pour réaliser ses ambitions. La prochaine fois que je l’ai vu, c’était au Congo en 1957, et il était dans une situation très malheureuse.

Après le retour de Lumumba de Belgique, Buisseret avait décidé de le nommer à son personnel au ministère, que Lumumba aurait été le premier Congolais à rejoindre. Mais cette nomination ne s’est jamais concrétisée, probablement parce qu’elle a contrarié les autorités de Stanleyville. Lumumba, alors employé à la poste, a été arrêté, accusé de détournement de fonds postaux et condamné à deux ans d’emprisonnement par un tribunal de district. La presse belge et coloniale s’en empara pour le discréditer. Beaucoup de Belges coloniaux étaient très décide d’empêcher son ascension en popularité et en pouvoir: prévention, pensaient-ils, valait mieux que guérir. Il fit appel et fut transféré à Léopoldville ; et c’est là, en 1957, que je l’ai vu pour la deuxième fois, sur le banc des accusés du Tribunal de première instance. Il était soigneusement habillé et avait un regard digne de lui-même

L’avocat général, de Warseghere, s’adressa au tribunal pour l’accusation. Dans sa déclaration, il a vanté la colonisation belge pour tous les avantages de la civilisation qu’elle avait apportés au Congo. Il a dénigré la race noire et a cité Lumumba comme un exemple typique de ces Congolais qui nourrissaient l’illusion d’être égaux à l’homme blanc et capables de le remplacer se faire  dans certains domaines.

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