Pour Kakese Vinalu, la fin des tueries dans l’Est de la RDC passe par la mise à nu des complicités internes et externes
InternetPour Kakese Vinalu qui revient de Bukavu dans le Sud-Kivu où il a participé du 15 au 17 novembre 2018 au Forum sur la Paix, la Cohésion sociale et la Prévention des conflits électoraux, organisé par le «Cadre Provincial de Plaidoyer» (CPP/SK), ces complicités sont liées à l’espace vital et à l’exploitation illégale des ressources naturelles.
« Ces complicités entretiennent des groupes armés dans notre pays et exploitent les minerais pour les vendre en fraude, c’est de là que proviennent les réseaux maffieux de l’exploitation, de commercialisation des minerais du Congo et de blanchiment d’argent par l’exploitation illégale des ressources naturelles, particulièrement de l’or ».
A une question sur l’insécurité au Sud-Kivu, le coordonnateur national de la CIRGL a indiqué qu’elle «est liée aux questions de succession coutumière, notamment dans la localité de Nindja entre deux frères ennemis et qui a conduit à un déplacement massif de la population. Il y a aussi l’insécurité sous-jacente aux groupes armés liés à l’exploitation illégale des ressources naturelles. Et enfin, il a cité des violences suscitées par le comportement des hommes politiques qui tiennent de discours de violence et de haine ethnique et tribale.
Parlant des résolutions prises par les assises de Bukavu auxquelles il vient de participer, Kakese Vinalu a indiqué qu’elles « sont très utiles, particulièrement celle demandant au Procureur Général de la République de rappeler, à travers une correspondance officielle (circulaire, communiqué …), les dispositions constitutionnelles, légales et réglementaires et les peines encourues en cas de violences, d’injures, d’incitation à la haine ethnique et tribale lors des prochaines élections … ».
Au sujet de sa participation au Forum sur «la Paix, la Cohésion sociale et la Prévention des conflits électoraux», il a déclaré avoir été invité par une structure de la société civile dénommée «Cadre provincial de plaidoyer» en vue d’apporter «sa petite contribution au règlement des conflits multiformes qui sévissent dans l’Est de la RDC en général et dans le Sud-Kivu en particulier. « Il était question pour nous d’expliquer l’apport de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL) dans la résolution des conflits … ».
La CIRGL, a-t-il rappelé, est constituée de 12 Etats membres à savoir l’Angola, le Burundi, la Centrafrique, le Congo-Brazza, le Kenya, l’Ouganda, la RDC, le Rwanda, le Soudan, le Sud-Soudan, la Tanzanie et la Zambie.
ACP