ÉCONOMIE

RDC-FMI, pour 200 millions de dollars de plus

L’institution de Bretton Woods a validé, le 28 juin, le déboursement de 203 millions de dollars à destination de Kinshasa dans le cadre du plan d’aide lancé en juillet 2021.

29 juin 2023 à 11:53

Par Jeune Afrique avec AFP

Mis à jour le 29 juin 2023 à 15:46

Le président Félix Tshisekedi avec le Premier ministre chinois, Li Qiang, dans le Grand Hall du peuple, à Pékin, le 26 mai 2023. © THOMAS PETER / POOL / AFP

Ce nouveau déboursement, qui intervient à l’issue de la quatrième visite de contrôle d’une mission du FMI en RDC, porte à plus de 1 milliard de dollars l’ensemble des financements d’ores et déjà alloués au pays, sur un total de 1,5 milliard de dollars prévu.À LIRELe FMI très cash sur les investissements publics en RDC

L’institution de Bretton Woods explique que Kinshasa a atteint l’ensemble des objectifs fixés, à l’exception de l’amélioration de la publication des contrats relatifs à l’extraction minière dans les délais définis – documents publiés depuis.

Néanmoins, le pays doit poursuivre ses réformes, notamment en consolidant « l’indépendance et les garanties de la banque centrale » afin de « renforcer le cadre de politique monétaire ».

Une croissance de près de 9 %

Par ailleurs, des réformes visant à « garantir l’État de droit et le système judiciaire, à réduire la corruption, à améliorer la transparence dans le secteur minier et concernant les finances publiques sont critiques afin d’améliorer le climat des affaires et de permettre la diversification économique », a souligné le directeur général adjoint du FMI, Kenji Okamura, cité dans le communiqué.À LIRERDC : pour le FMI, des résultats « meilleurs que prévu », mais…

« Mettre en place le programme climatique ambitieux du pays est également important, compte tenu de sa vulnérabilité face au réchauffement climatique », a ajouté Kenji Okamura.

Dans un contexte économique mondial difficile, la RDC a vu sa croissance atteindre 8,9 % en 2022, malgré « l’escalade du conflit armé dans l’Est et l’approche des élections fin 2023 », avec une inflation proche des 13 % fin 2022.

L’objectif affiché de ce programme était d’attirer de nouveaux financements et les investisseurs privés, alors que le précédent avait été brutalement interrompu fin 2012 pour cause de défaut de transparence, déjà, dans le secteur minier.

Dans la foulée de l’annonce du plan, le pays avait notamment obtenu, fin 2021, 500 millions d’euros auprès de l’Agence française de développement (AFD).

« Garantir les intérêts » de la RDC

En mars dernier, le président Félix Tshisekedi s’était prononcé en faveur d’une révision du contrat minier conclu en 2008 avec la Chine par son prédécesseur, Joseph Kabila, afin de « garantir les intérêts » de la RDC.À LIREEn RDC, peut-on encore sauver le secteur de l’électricité ?

Le sous-sol congolais regorge de minerais, le pays étant notamment le premier producteur mondial de cobalt et le premier producteur africain de cuivre.

(Avec AFP)

By Habari

S’abonner
Notification pour
guest

0 Comments
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires
0
Nous aimerions avoir votre avis, veuillez laisser un commentaire.x