- 1 septembre 2018
L’ex-Premier ministre congolais Adolphe Muzito Fumutshi, dont la candidature à l’élection présidentielle risque d’être invalidée, s’est prononcé samedi à Bruxelles en faveur de la désignation d’un candidat commun de l’opposition, tout en exprimant des doutes sur la tenue effective des scrutins prévus le 23 décembre en République démocratique du Congo (RDC).
« Il nous (l’opposition) faut faire alliance », car « l’enjeu, ce n’est plus la validation des candidatures », a-t-il affirmé au cours d’une conférence de presse durant une visite en Europe pour rencontrer d’autres dirigeants de l’opposition congolaise, comme Moïse Katumbi Chapwe, qu’il a vu jeudi et Jean-Pierre Bemba Gombo, avec lequel il doit s’entretenir lundi, selon ses dires.
La Commission électorale nationale indépendante (Céni) doit publier le 19 septembre la liste définitive des candidats. Six des 25 candidatures déposées ont été invalidées – dont celle de M. Muzito – mais la Cour constitutionnelle doit encore se prononcer sur les recours introduits par les recalés. « Il faut (pour l’opposition congolaise, actuellement très fragmentée) commencer à réfléchir dès maintenant au programme commun de la coalition qui devra être la nôtre », a souligné M. Muzito, qui est toujours député au nom du Parti lumumbiste unifié (Palu) avec lequel il a pris ses distances, après avoir été Premier ministre du président Joseph Kabila d’octobre 2008 à mars 2012 et être passé à l’opposition.
