RDC: le président Félix Tshisekedi à la recherche de la stabilité politique des provinces

Publié le : 22/12/2021 – 22:53

Le président congolais Félix Tshisekedi, lors de son discours annuel à la Nation, lundi 13 décembre 2021, au Parlement, à Kinshasa. © REUTERS – HEREWARD HOLLAND

Texte par :RFISuivre1 mn

Quatorze des 26 provinces ont connu la destitution de leurs gouvernements par les assemblées provinciales. Certains présidents des assemblées ont aussi été déchus de leurs fonctions dans le courant de l’année qui s’achève. Cette crise est au menu de la huitième session de la conférence des gouverneurs, ouverte ce mercredi à Kinshasa par le président Tshisekedi.

Avec notre correspondant à Kinshasa, Pascal Mulegwa

Ces assises de deux jours devraient permettre aux acteurs de la crise et aux autorités nationales d’évaluer les politiques publiques en matière de gouvernance de provinces.

Pour le président Félix Tshisekedi, cette valse de destitutions « empêche surtout de mener à bien le programme de reconstruction ». Il a ainsi appelé ses convives à réfléchir sur la manière dont les provinces et leurs assemblées doivent travailler de manière harmonieuse.

À travers un mémorandum, les gouverneurs ont relevé les défis majeurs à la gouvernance des provinces. Il s’agit notamment de la lutte de positionnement des acteurs politiques nationaux visant à contrôler les provinces et le paiement sélectif et sporadique de la rétrocession due aux institutions provinciales.

Destitués en leur absence

Pour les gouverneurs, le pouvoir de contrôle exercé par les assemblées provinciales a « rapidement tourné au chantage ». Ils ont suggéré au chef de l’État de décréter un moratoire suspendant l’usage des motions de défiance et de censure par les assemblées provinciales pour le restant de l’actuelle législature.

► À lire aussi : RDC: plusieurs gouverneurs et présidents d’assemblée provinciale dans la tourmente

Des motions qui apparaissent à leurs yeux comme « des armes de destruction massive ». Quelques gouverneurs déchus déplorent depuis plusieurs mois ce qu’ils qualifient de « magouilles politiques entretenues par Kinshasa ».

Certains s’étaient vus rappelés à Kinshasa par le gouvernement central, puis interdits de regagner leurs juridictions avant d’être destitués en leur absence. Parmi les victimes de cette pratique, Zoé Kabila, ancien gouverneur du Tanganyika et jeune frère de l’ancien président. 

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