Monde : la Banque mondiale prédit trois obstacles pouvant compromettre l’avènement d’une reprise dans les économies en développement

Published 1 semaine ago

on 18 janvier 2022

ByLa Rédaction

Le dernier rapport de la Banque mondiale relatif aux perspectives économiques mondiales consacre des analyses détaillées à trois obstacles qui risquent de compromettre l’avènement d’une reprise durable dans les économies en développement. Il s’agit notamment de la dette, des répercussions des fortes fluctuations des prix des produits de base pour les économies émergentes et en développement ainsi que l’impact de la Covid-19 sur les inégalités dans le monde.

Concernant la dette, l’on propose une comparaison entre les efforts internationaux en cours pour remédier aux situations d’endettement non soutenable dans les économies en développement, notamment le cadre commun du G20 et les initiatives coordonnées menées par le passé en vue de faciliter l’allégement des dettes souveraines.

Ici, la Directeur générale de la Banque mondiale pour les politiques de développement et les partenariats, Mari Pangestu, a souligné que, « la Covid-19 a fait monter la dette mondiale totale à son niveau record en 50 ans, sur fond de complexité croissante de la composition des créanciers, le rapport alerte sur les difficultés accrues auxquelles se heurteront les futurs efforts d’allégement de la dette. En appliquant au cadre commun du G20 les enseignements tirés des processus de restructuration précédents, on pourra accroître son efficacité et éviter les failles dont ont pâti les initiatives antérieures » a-t-elle souligné.

Elle a en outre rassuré que « les choix que feront les décideurs politiques dans les quelques années seront déterminants pour la prochaine décennie.La priorité immédiate est de garantir un déploiement plus large et équitable des vaccins afin de parvenir à juguler la pandémie. Mais il faudra aussi un appui soutenu pour réparer les reculs essuyés sur le front du développement, dont notamment la montée des inégalités. Dans un contexte de dette élevée, la coopération mondiale sera essentielle pour aider à accroître les ressources financières des économies en développement afin qu’elles puissent parvenir à un développement vert, résilient et inclusif. », a rassuré la Directrice générale de la Banque mondiale pour les politiques de développement et les partenariats.

Quant aux répercussions, des fortes fluctuations des prix des produits de base pour les économies émergentes et en développement, dont la plupart dépendent fortement des exportations de matières premières, il faut noter que ces fluctuations cycliques ont été particulièrement intenses au cours des deux dernières années, lorsque les prix des produits de base se sont effondrés avec l’arrivée de la Covid-19, avant de remonter en flèche en 2021 et d’atteindre dans certains cas des niveaux historiques.

Les mouvements de balancier sur les marchés des matières premières sont probablement appelés à se poursuivre étant donné l’évolution de la situation macroéconomique mondiale et des facteurs liés à l’offre.

Pour de nombreux produits de base, ils risquent en outre de s’accentuer sous l’effet du changement climatique et de la transition énergétique vers un abandon des combustibles fossiles.

L’analyse montre également que l’ampleur des phases de boom depuis les années 70 a en général été plus importante que celle des phases de chute des cours. Ce qui ouvre des perspectives considérables de croissance plus soutenue et durable dans les pays exportateurs de matières premières, à condition d’adopter des politiques rigoureuses en période de hausse des prix pour tirer parti de cette manne.

Pour ce qui est de l’impact de la Covid-19 sur les inégalités dans le monde, le Directeur du département Perspectives de la Banque mondiale, Ayhan Kose, a affirmé que « la montée des inégalités pourrait laisser des séquelles durables, entre autres les pertes de capital humain causées par les perturbations dans l’éducation, qui peuvent se répercuter sur plusieurs générations. »

Et de renchérir : « Compte tenu des prévisions de ralentissement de la croissance de la production et de l’investissement, des marges de manœuvre restreintes et des risques baissiers considérables, les économies émergentes et en développement devront soigneusement ajuster leurs politiques budgétaires et monétaires. Elles doivent également entreprendre des réformes pour effacer les séquelles de la pandémie. Ces réformes devront s’attacher à améliorer l’investissement et le capital humain, remédier aux inégalités de revenus et de genre, et faire face aux défis du changement climatique ».

AGNÈS KAYEMBE

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