Editorial:

Nous devons avant tout mettre fin immédiatement aux discours d’exclusion, car cela a déjà coûté au Congo une guerre très sanglante avec des millions des morts. En moins d’une génération, on ne devrait pas refaire les mêmes fautes et permettre à l’histoire de bégayer.

Bien que chacun d’entre nous soit libre d’affirmer ce qui lui semble bon, le CET rappelle constamment aux Congolais que, en tant que membres de l’élite, nous avons surtout la responsabilité d’œuvrer pour la stabilité de notre pays – que nous déclarons tous aimer et qui se trouve aujourd’hui au deçà du niveau de fragilité que la Somalie. Nous devons donc faire de notre mieux pour ne pas être des propagateurs de discours haineux qui risquent de fragiliser toujours  davantage notre pays et d’entraîner sa paralysie, voire son implosion en mini-États.

Comme Patrice Lumumba l’avait ecrit:

« Notre Fédération ferait œuvre utile en s’assignant, entre autres tâches, la liquidation des antagonismes ethniques, et le rapprochement de tous sans considération d’origine, de classe, ou de fortune… Les élites  doivent rejeter tout nationalisme réactionnaire et destructif, mais opter plutôt pour un nationalisme intelligent, ce nationalisme qui n’est autre chose que I’amour de son pays et le désir de voir régner I’ordre. » (Patrice Lumumba, Congo terre d’avenir est-il menacé?)

RDC: arrestation d’anti-rwandophones « porteurs de machettes » à Kinshasa

  • Dans Rwanda
  • 24 juin 2022
  • AFP
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RDC: arrestation d’anti-rwandophones « porteurs de machettes » à Kinshasa

La police congolaise a annoncé jeudi avoir interpellé des jeunes « porteurs de machettes » qui voulaient s’en prendre aux rwandophones présents à Kinshasa sous prétexte de complicité avec les rebelles du M23 (Mouvement du 23 Mars) soutenus, selon Kinshasa, par le Rwanda. « Il s’agit des individus qui avaient tenté de troubler l’ordre public et de stigmatiser d’autres personnes vivant à Kinshasa. La police les a interpellés afin que la justice s’occupe de leur cas », a déclaré le chef de la police de Kinshasa, le général Sylvano Kasongo, à l’AFP. 

Samedi dernier, une vidéo partagée sur les réseaux sociaux avait créé l’émoi. On y voyait des jeunes « procéder à des contrôles de véhicules dans le but d’attenter (à la vie) des paisibles personnes aux faciès nilotiques », a indiqué le porte-parole de la police de Kinshasa, le major Alpha Landu, à la presse.

Ces jeunes gens, « sans titres ni qualité, porteurs de machettes, étaient habillés en tenues ressemblant à celles des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) », a expliqué l’officier.

Parmi les sept personnes présentées, il y a également un homme connu comme harangueur des foules du parti présidentiel Union pour la Démocratie et le Progrès social (UDPS), interpellé pour « incitation à la haine tribale », a indiqué le major Landu. Dans une autre vidéo, on le voit citant les noms et adresses des personnes ciblées.

Il y a une semaine, les autorités ont annoncé leur décision de combattre « la chasse » aux rwandophones (personnes parlant le kinyarwanda, langue nationale du Rwanda) durant les manifestations organisées depuis plusieurs semaines contre le Rwanda et le M23.

Rébellion à dominante tutsi vaincue en 2013 par les FARDC avec l’aide des Casques bleus de l’ONU dans l’est de la RDC, le M23 a repris les armes fin 2021, en reprochant aux autorités congolaises de n’avoir pas respecté un accord pour la démobilisation et la réinsertion de ses combattants.

Kinshasa accuse le Rwanda de soutenir ces rebelles, ce que Kigali dément.

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