Congolese opposition leader and former warlord Jean-Pierre Bemba is pictured after a news conference in Brussels, Belgium July 24, 2018. REUTERS/Francois Lenoir
Le leader du Mouvement de Libération du Congo (MLC) ne digère toujours pas son invalidation par la Cour Constitutionnelle pour la prochaine Présidentielle du 23 décembre. Pour Jean-Pierre Bemba, cette situation démontre que le camp du président Kabila “n’est ni ouvert ni disposé à l’alternance.”“Comme d’autres, j’ai été exclu alors que j’étais éligible. En réalité, le régime de Kinshasa a choisi ses propres opposants, ceux qu’il veut voir affronter son candidat [Emmanuel Ramazani Shadary]. Il veut s’aménager une élection dont le résultat est connu d’avance et conserver la main sur l’ensemble des structures de ce pays“, dénonce-t-il dans une interview accordée à Jeune Afrique.

L’ancien vice-président a été initialement  invalidé par la Commission électorale à la suite de sa condamnation par la Cour Pénale Internationale (CPI) pour subornation des témoins, avant d’être définitivement écarté par la Cour Constitutionnelle. Selon la Cour, cette condamnation équivaut à  des faits de corruption,  rendant la candidature  de Bemba inéligible; ce que l’opposant dénonce.

Vital Kamerhe, Félix Tshisekedi, Martin Fayulu ou encore Freddy Matungulu, tous des opposants, sont néanmoins toujours en lice pour ces élections.