Sommet accord-cadre d’Addis-Abeba : António Guterres annoncé à Kinshasa à la fin du moisMercredi 2 février 2022 – 16:33PolitiqueFacebookTwitterLinkedInEmailMessengerWhatsAppShare

Antonio Guterres

Le président de la République Félix-Antoine Tshisekedi recevra, ce jeudi 3 février, l’envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la région des Grands Lacs. Selon des sources du ministère des Affaires étrangères, le fonctionnaire onusien Huang Xia, reçu cet avant-midi par le ministre en charge de l’Intégration régionale, confèrera avec le Vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères.

L’envoyé spécial, en visite officielle à Kinshasa du 2 au 5 février, est venu prendre connaissance du niveau de préparatifs du dixième sommet des chefs d’Etat des 13 pays signataires de l’accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la République Démocratique du Congo et la Région prévu, après maints reports, le 24 février prochain à Kinshasa.

Des sources onusiennes et officielles congolaises indiquent que le Secrétaire Général des Nations Unies, António Guterres, qui sera en tournée dans la région des Grands Lacs en ce mois de février, prévoit de participer en présentiel à ce sommet aux termes duquel la RDC, au travers de son Président, succédera à l’Ouganda à la tête du Mécanisme Régional de suivi dudit Accord-cadre signé le 24 février 2013 au siège de l’Union Africaine et entériné par le Conseil de sécurité des Nations Unies.

Des indiscrétions du cabinet du ministre de l’Intégration régionale confient qu’une mission d’itinérance serait en cours de préparation pour persuader au moins cinq Chefs d’Etat de la Région de prendre physiquement part à ces assises prévues en visioconférence et en présentiel à la Cité de l’Union Africaine en cours de réhabilitation pour la circonstance.

Par ailleurs, des sources diplomatiques en poste à Kinshasa notent avec inquiétude le « défaut de communication explicite du Gouvernement congolais » sur la tenue du sommet du 24 février. Initialement annoncé, la dernière fois, en décembre 2021, ce sommet a été renvoyé en février, sans, à ce jour, « expédition des notes verbales et des invitations aux pays concernés » pour des dispositions utiles. Dans les couloirs du ministère des affaires étrangères, l’on reconnaît ce fait et rassure que tout est mis en œuvre, en collaboration avec le Mécanisme National de Suivi, pour expédier ces documents dans les « 72 heures ». Cette situation risquerait de démobiliser les chefs d’Etat de la région dont le déplacement à l’étranger est généralement préparé des mois durant, explique-t-on dans les sillages des missions diplomatiques à Kinshasa. 

Une communication officielle du Gouvernement de la République est attendue pour fixer l’opinion publique nationale et internationale sur le bien-fondé de ce sommet qui interviendra dans un contexte particulier. En effet, en fin janvier, plusieurs dizaines de militaires congolais sont tombés sur le champ de bataille suite aux attaques armées attribuées au M23, défait en 2013 à la suite de la signature de l’Accord-cadre, et dont les combattants, non encore démobilisés, sont en Ouganda, au Rwanda et dans l’Est de la RDC, tous signataires de cet Accord-cadre.

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