Le président ukrainien Zelensky prêt à faire une concession sur la neutralité de l’Ukraine
La question de la neutralité de l’Ukraine est « étudiée en profondeur », affirme le président ukrainien.

Par la rédactionPublié le 27/03/2022 à 20:26 Temps de lecture: 2 min
La question de la « neutralité » de l’Ukraine, l’un des points centraux des négociations avec la Russie pour mettre fin au conflit, est « étudiée en profondeur », a assuré dimanche le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans une interview à des médias russes.
« Ce point des négociations(…) est en discussion, il est étudié en profondeur », a-t-il déclaré dans cet entretien en ligne, diffusé sur la chaîne Telegram de l’administration présidentielle ukrainienne.À lire aussiCes armes qui font la différence en Ukraine
«Nous sommes prêts à l’accepter», a-t-il poursuivi. «Mais je ne veux pas que ce soit encore un papier du style des mémorandums de Budapest», a ajouté le président, en référence à des accords signés par la Russie en 1994 garantissant l’intégrité et la sécurité de trois ex-républiques soviétiques, dont l’Ukraine, en échange de l’abandon des armes nucléaires héritées de l’URSS.
Des délégations russe et ukrainienne vont se retrouver en début de semaine en Turquie, pour un nouveau round de négociations en présentiel, ont annoncé dimanche l’un des négociateurs ukrainiens, David Arakhamia, et le négociateur en chef russe Vladimir Medinski.
La présidence turque a indiqué pour sa part dimanche soir que ces négociations se tiendraient à Istanbul.
Une séance de négociations russo-ukrainiennes en présentiel avait déjà eu lieu le 10 mars en Turquie, à Antalya, au niveau des ministres des Affaires étrangères et à l’invitation d’Ankara, sans déboucher sur des avancées concrètes.
Depuis, les discussions se sont poursuivies par visioconférence, jugées «difficiles» par les deux camps.
«Le processus de négociation est très difficile», déclarait encore vendredi le chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kouleba.
Il avait nié tout «consensus» avec Moscou, alors que le président turc Recep Tayyip Erdogan avait assuré un peu plus tôt que Russes et Ukrainiens étaient d’accord sur quatre points de négociation sur six.