Le président congolais Tshisekedi a subi à Bruxelles une opération à cœur ouvert, démentie par la famille
Le président congolais Félix Tshisekedi a subi à Bruxelles une opération à cœur ouvert. Cette information est cependant démentie par la famille du président.

Par BelgaPublié le 10/03/2022 à 13:24 Temps de lecture: 3 min
Le président congolais Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a subi mardi à Bruxelles une intervention à cœur ouvert qui se serait bien déroulée, rapporte jeudi La Libre Afrique, le site du quotidien consacré à l’actualité africaine, en citant un des proches de la présidence de la République démocratique du Congo (RDC) à Kinshasa.
Cette information a toutefois été démentie par des sources familiales auprès de la radio Top Congo FM de Kinshasa, qui ont évoqué un « check-up médical habituel ».
Aucune confirmation n’a pu être obtenue de source congolaise à Bruxelles.
« La situation est gérée », a pour sa part indiqué le proche de la présidence congolaise à La Libre Afrique, confirmant que l’opération « à coeur ouvert s’est bien passée ».✉ Newsletter Selection de la rédactionTous les soirs du lundi au vendredi, retrouvez une sélection d’articles abonnés à ne pas manquer.Je m’inscris
Cette source a confirmé que M. Tshisekedi « a quitté le pays (la RDC, NDLR) dans un état critique dimanche ».À lire aussiEn dépit des promesses, le Congo demeure embourbé, comme le 4×4 du président…
Son départ dimanche après-midi – quelque peu précipité – de l’aéroport de Kinshasa-Ndjili pour Bruxelles, en compagnie de son épouse, Denise Nyakeru Tshisekedi, avait été annoncé lundi par le média en ligne Actualité.cd, qui évoquait un séjour privé en Belgique d’une durée indéterminée pour un « check-up médical », en citant l’entourage présidentiel.
L’agence congolaise de presse (ACP, officielle) avait pour sa part mentionné une « visite d’Etat » – erronément, comme l’avait indiqué une source diplomatique à l’agence Belga.
Selon le site La Libre Afrique, les problèmes cardiaques de M. Tshisekedi avaient été diagnostiqués bien avant la campagne électorale de 2018, qui avait précédé les scrutins controversés du 30 décembre 2018 ayant conduit à l’arrivée au pouvoir de cet ancien opposant en vertu d’un accord avec son prédécesseur, Joseph Kabila
Une intervention avait été conseillée mais les médecins ne pouvaient pas garantir sa réussite ce qui avait poussé celui qui était alors un opposant au président Kabila à repousser cette opération « sans doute devenue inévitable cette fois », selon le média belge.À lire aussiRD Congo: pourquoi l’interpellation du «Monsieur sécurité» de Tshisekedi est une opération à hauts risques
« Le silence ne pourra plus être maintenu très longtemps, mais ce sont des opérations délicates et même si tous les voyants sont au vert, il faut attendre le go des médecins pour communiquer », a ajouté la source kinoise de La Libre Afrique, poursuivant : « le président devra rester quelques jours à l’hôpital et devrait mettre ensuite le cap sur Dubaï pour une semaine de repos complet. En tout cas, c’est le scénario qui prévaut actuellement ».
Il semblait prévu, selon la presse kinoise, que M. Tshisekedi se rende, après son séjour à Bruxelles, à une date non précisée, dans les Emirats arabes unis (EAU), pour participer à la journée congolaise de l’Exposition universelle de Dubaï. Plusieurs ministres de son gouvernement s’y trouvent déjà, alors que les Emirats et la société émiratie DP World ont signé une convention de collaboration pour la construction du port en eau profonde de Banana, à l’embouchure du fleuve Congo sur l’océan Atlantique, un vieux projet qui devrait connaître un début de concrétisation cette année.
Le séjour en Belgique du président congolais intervient une semaine après l’annonce d’un nouveau report de la visite du roi Philippe et de la reine Mathilde en RDC. Cette visite, initialement prévue du 6 au 10 mars, devrait avoir lieu à une date ultérieure, en raison notamment de l’invasion de l’Ukraine par la Russie.À lire aussiRD Congo: un an après l’apparition d’une nouvelle majorité, le «bal des chauves» se termine à Kinshasa
Cette visite royale, à l’invitation du président Tshisekedi, était prévue en compagnie du Premier ministre Alexander De Croo, de la ministre des Affaires étrangères, Sophie Wilmès, et de la ministre de la Coopération au développement Meryame Kitir. Il s’agira de la première visite royale en RDC depuis celle du roi Albert II pour le 50e anniversaire de l’indépendance de l’ex-Congo belge, en juin 2010. Son report est le troisième consécutif, après de premiers reports en 2020 et 2021 pour raisons sanitaires.